« On se trouvait largué seul, la nuit, dans des coins reculés du 93 et du 94 »

« On se trouvait largué seul, la nuit, dans des coins reculés du 93 et du 94 »

04.06.2016

Coup de gueule, avis d’expert, coup de cœur ou témoignage... La rédaction du « Quotidien » distingue chaque semaine un ou plusieurs commentaires, parmi les centaines postés au fil des jours par les lecteurs internautes.

SOS Médecins fête son cinquantennaire cette année. L'occasion pour ce lecteur, qui a longtemps exercé pour le compte de l'association, de livrer ses souvenirs.     

citation
J'ai exercé plusieurs années à SOS Médecins, de nuit (20 ans), comme de jour (35 ans). Une chose est certaine : quelle que soit la "pathologie" à l'origine de la visite, entre mon arrivée et mon départ, il fallait me débrouiller pour qu'une solution immédiate, même si provisoire, soit apportée au problème. On se trouvait largué seul, la nuit, dans des coins reculés du 93 et du 94, à faire ce à quoi tout étudiant en médecine redoute d'être confronté à la fin de ses études. Aucune gratitude acquise, aucune reconnaissance (quelques lettres de remerciements tout de même) de la part de patientèle que je n'ai jamais revue ou alors par hasard, pas en rendez vous, et à qui j'ai parfois évité des complications non négligeables...

De la "bobologie", oui mais pas plus qu'en cabinet. Je n'ai jamais eu l'impression de "faire du fric" sur la santé, pas plus qu'en cabinet, où, remplaçant parfois des copains, et habitué à SOS, je me demandais pourquoi 60 % des patients venaient : renouvellements, visites de contrôle, certificats, prolongations, etc, toutes les lourdeurs administratives dont je vois mes confrères installés se plaindre ici même. ECG systématique, certainement pas, des ECG qui m'ont permis de prendre des décisions, oui. Des points de suture, oui, par exemple le matin à 5h au domicile dans des conditions moyennes, au moment où vous êtes bien lessivé. Et pour finir, aucune amertume vis à vis des confrères, médecins ruraux ou les autres, ceux qui nous appelaient parce que leur grand-père faisait un malaise pendant un dîner de famille, et qui nous laissaient nous dépatouiller tranquilles...
 citation


Posté le 1er juin 2016. Voir tous les commentaires sur le sujet : « SOS Médecins, 50 ans après, un modèle à suivre ? »

Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Cannabis : le gouvernement veut mettre en place une contravention pour sanctionner l'usage et la détention

cannabis

Interrogé mercredi sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'une simple contravention pourrait, dans les prochains mois,... 1

G7 : la Sicile est en état d’alerte après l’attentat de Manchester

Taormina G7

Une cité blindée et 400 opérateurs de santé spécialisés déployés sur le terrain. À l’occasion du G7 qui se tient les 26 et 27 mai à... Commenter

Législatives 2017 : la carte des médecins candidats

Législatives 2017 : la carte des médecins candidats-0

Les élections législatives se dérouleront les dimanches 11 et 18 juin. La date limite de dépôt des candidatures (dans les 577... 1

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter