Le régime méditerranéen protège du risque de fracture du col du fémur à la ménopause

Le régime méditerranéen protège du risque de fracture du col du fémur à la ménopause

Pr Charles Msika, membre de la Sofcot
| 29.03.2016
  • Fracture du col du fémur Phanie

Le « JAMA Internal Medicine » du 28 mars publie une remarquable recherche épidémiologique multicentrique intitulée « Habitudes alimentaires et fractures chez les femmes ménopausées » dont les résultats sont en faveur d'un rôle protecteur du régime méditerranéen sur le risque de fracture chez les femmes ménopausées.

100 000 patientes

L’étude coordonnée méthodologiquement par le Département de Médecine Interne de l’Université de Würzburg, en Bavière (Dr B. Haring et coll.) a en fait impliqué plus d’une quarantaine de centres hospitaliers américains répartis sur plus d’une dizaine d’Etats nord américain. Une cohorte prospective de près de cent mille patientes âgées de 50 à 79 ans, recrutées sur une période étalée de 1993 à 1998, a été suivie jusqu’à la fin du troisième trimestre 2014. Les apports alimentaires ont été surveillés de près et des scores d’index diététiques établis, relativement au standard de référence connu sous le nom de « régime méditerranéen », prenant en compte une douzaine d’ingrédients de ce régime. Quatre autres scores alternatifs à ce standard ont été également utilisés à titre comparatif.

Un suivi de près de 16 ans

Sur un suivi de presque seize ans, près de trente mille fractures (30 000) au total ont été observées, un peu plus de deux mille d’entre elles étant des fractures du col. Au terme d’une analyse statistique élaborée, il apparaît que la réduction du risque de fracture du col est la plus marquée dans le groupe ayant la plus forte adhérence diététique à un régime méditerranéen.

Ainsi, plutôt qu’un aliment particulier, c’est l’ensemble du régime alimentaire maintenu sur la durée qui est susceptible de conserver la santé squelettique de ces patientes ménopausées. Bien que différents quelque peu les uns des autres, les régimes alimentaires les mieux placés dans la réduction de ce risque de fracture font la part belle à la consommation de fruits, de légumes, de fruits secs, de protéines d’origine végétale, tout en modérant la consommation de sucres, d’amidon et de viande rouge.
Bien que des analyses statistiques d’une telle envergure doivent être interprétées avec prudence en raison d’une possible introduction de variables « parasites » l’adhérence à des habitudes alimentaires de type « régime méditerranéen » semble favoriser la prévention de fractures dans ce groupe des femmes ménopausées.

Dr B Haring et coll. JAMA Internal Medicine online du 28 mars 2016. doi:10.1001/jamainternmed.2016.0482

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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