Confortés par la justice, les dentistes réclament toujours la fermeture de l'institut privé du CLESI

Confortés par la justice, les dentistes réclament toujours la fermeture de l'institut privé du CLESI

Christophe Gattuso
| 08.02.2016

L'Union des jeunes chirurgiens-dentistes (UJCD) poursuit son combat judiciaire pour obtenir la fermeture des instituts privés du Centre libre d'enseignement supérieur international (CLESI, ex-Pessoa), ouverts à Toulon et à Béziers, qui proposent notamment un cursus en odontologie contournant le numerus clausus.

Le syndicat s'est réjoui ce lundi d'une récente décision de la cour d'appel d'Aix-en-Provence ayant débouté le CLESI – qui avait soulevé deux questions prioritaires de constitutionnalité. L'institut a été condamné à verser à l'UJCD 5 000 euros au titre des frais de procédure.

« Le jugement qui vient d'être rendu conforte notre démarche et renforce notre détermination », affirme Philippe Denoyelle, président de l'UJCD. Le syndicat souhaite dorénavant que la justice se prononce au fond, permettant la fermeture définitive du CLESI. Une décision que réclame toute la profession (CNSD, FSDL, UNECD, Ordre), rappellent les dentistes.

Le 18 septembre 2014, le tribunal de grande instance de Toulon avait prononcé la fermeture du CLESI, qui avait fait appel. 

Décision sur le fond en juin

Le CLESI propose une formation en odontologie à 10 000 euros par an avec deux premières années de formation à Toulon ou Béziers puis, « après validation », la suite de leur cursus au Portugal et en Roumanie. Les deux centres accueillent actuellement environ 300 étudiants, toutes promotions confondues.

Le CLESI a considérablement réduit le nombre de filières ouvertes aux étudiants, proposant, outre l'odontologie, un cursus en kinésithérapie et une préparation au concours d'infirmier. L'institut privé a fermé notamment ses formations en pharmacie et en orthophonie.

Joint par « le Quotidien » ce lundi, le directeur du CLESI dit avoir confiance en la justice, qui doit se prononcer sur le fond en juin. « Notre fondation est bonne, nous avons respecté la loi qui était en vigueur à l'époque, assure Bruno Ravaz. La nouvelle loi Fioraso (qui a mis en place des garde-fous contre la création de cursus privé d'enseignement supérieur en santé, NDLR) ne s'applique pas à nous. »

 

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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