Loi vieillissement : l'aide à domicile en quête d'alliances pour conforter sa position

Loi vieillissement : l'aide à domicile en quête d'alliances pour conforter sa position

Coline Garré
| 19.01.2016
  • AIDE

Le secteur associatif de l'aide à domicile se veut plus dynamique que jamais et entend participer à la mise en application de la loi d'adaptation de la société au vieillissement (ASV), votée mi-décembre 2015.

Lors des vœux de l'Union nationale de l'aide, des soins, et des services aux domiciles (UNA, première fédération créée en 1970 et regroupant plus de 850 structures, à but non lucratif), sa directrice générale, Nicole Streignart, a souligné les avancées de la loi ASV. Au-delà de l'adoption du régime unique d'autorisation des services d'aide à domicile (au détriment de l'agrément), l'UNA se félicite du fléchage de la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA) vers son secteur, de la revalorisation de l'allocation personnalisée à l'autonomie (APA), de la création d'un droit au répit pour les aidants, et de la mise en place d'une politique de la prévention au sein de la conférence des financeurs.

Inscrire le domicile dans le médico-social

Nicole Streignart a salué la volonté du ministère de la Santé de développer les services polyvalents d'aide et de soins à domicile (SPASAD) – volonté qui s'est matérialisée par la mobilisation de 8,5 millions d'euros en octobre dernier. L'UNA, qui compte 36 SPASAD, entend valoriser les structures intégrées et la coordination entre aide et soins, au menu de son 2e programme de modernisation (2015-2018). « Nous avons la volonté forte de mettre en place des stratégies d'alliance. Le défi aujourd'hui, c'est comment faire de l'EHPAD à domicile. Nous sommes le domicile, et nous souhaitons l'inscrire plus largement dans le médico-social », a déclaré Nicole Streignart. 

Disparités territoriales et financement insuffisant

« La loi ASV est loin de la réforme de la dépendance envisagée depuis 2007 », regrette néanmoins la directrice générale de l'UNA. Nicole Streignart s'inquiète notamment de la persistance des disparités territoriales et surtout de l'insuffisance des financements. « Le modèle économique de nos services reste fragile », rappelle-t-elle. Le ministère de la Santé a débloqué en novembre dernier 25 millions d'euros pour le fonds de restructuration des services d'aide et d'accompagnement à domicile (Saad). « Rien que pour l'UNA, nous aurions besoin de 40 millions d'euros », chiffre Nicole Streignart. L'annonce ce 18 janvier de François Hollande de transformer le crédit d'impôt compétitivité emploi (dont était exclu le secteur) en baisse générale des cotisations soulève de nouveaux espoirs. Mais l'UNA appelle à une refonte plus large du secteur, en partenariat avec les départements.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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