La part génétique dans la survenue des cancers serait de 33 %

La part génétique dans la survenue des cancers serait de 33 %

06.01.2016

Une étude publiée dans le « JAMA » (Journal of the American Medical Association) a permis de quantifier l’influence de la génétique dans la survenue des cancers. Pour la première fois, les résultats montrent que lorsque deux jumeaux sont atteints de cancer, ils ne développent souvent pas le même type de cancer, ce qui, selon les auteurs, suggère que certaines familles ont un risque accru de cancer quel qu’en soit le type partagé par tous les membres.

« Des études antérieures avaient permis des estimations du risque et de l’héritabilité pour les cancers les plus courants - sein, prostate et côlon -, mais pour les cancers rares, les études étaient trop petites, ou le temps de suivi trop court, pour être en mesure d’identifier une héritabilité ou un risque familial », a précisé le Pr Lorelei Mucci, un des auteurs de l’étude.

Un étude auprès 200 000 jumeaux

Les chercheurs ont examiné les données de plus de 200 000 jumeaux monozygotes (80 000) et dizygotes (120 000) au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède. Les participants ont été suivis pendant une période médiane de 32 ans, entre 1943 et 2010.

Un cancer a été diagnostiqué chez les deux jumeaux dans 3 316 cas. La tumeur était similaire chez 38 % des vrais jumeaux et 26 % des jumeaux fraternels. Lorsqu’un des deux jumeaux dizygotes est diagnostiqué d’un cancer, son frère jumeau a un risque accru de 37 % de développer également une tumeur cancéreuse.

Parmi les jumeaux identiques, le surrisque atteint les 46 %.

Un surrisque a été observé pour 20 des 23 cancers étudiés. Le risque est particulièrement élevé pour le cancer des testicules : le risque est 12 fois plus élevé pour un faux jumeau et 28 fois plus important pour un les monozygotes. L’étude indique également que le risque d’héritabilité du cancer est globalement de 33 % avec des différences selon les cancers : 58 % pour le mélanome, 57 % pour le cancer de la prostate, 39 % pour l’ovaire, 38 % pour le rein, 31 % pour le sein et 27 % pour l’utérus.

Dr Lydia Archimède
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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