Les recettes du Pr Carli, patron du SAMU de Paris, pour rendre l’hôpital... plus hospitalier

Les recettes du Pr Carli, patron du SAMU de Paris, pour rendre l’hôpital... plus hospitalier

Anne Bayle-Iniguez
| 15.12.2015
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    Les recettes du Pr Carli, patron du SAMU de Paris, pour rendre l’hôpital... plus hospitalier

Pour le patient, l’hôpital est un milieu hostile. Partant de ce constat, le Pr Pierre Carli a dévoilé ses recettes pour faire preuve d’une plus grande hospitalité dans les services des établissements, lors d’une journée ad hoc organisée lundi 14 décembre par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Pour le médecin chef du SAMU de Paris, adepte du franc-parler, les urgences sont particulièrement concernées par la question de l’hospitalité. « Le seul facteur structurant qui compte pour nous est la gravité du patient. On vous rabaisse à un être fonctionnel ou non. Pire : vous n’êtes pas toujours les bienvenus quand vous ne relevez pas de l’urgence. Dans ce cas, on vous laisse poireauter quatre heures. »

Les volontaires du service civique à la rescousse

Pour éviter de rabaisser le patient « au niveau d’une feuille de tri », le Pr Carli appelle les équipes médicales et soignantes à faire preuve de pédagogie. Il vante les mérites du dialogue et prône la création d’un poste d’« intermédiaire » entre les soignants et les accompagnateurs des patients.

« Jeunes, curieux, engagés et surtout étrangers au corps médical, les volontaires du service civique pourraient parfaitement tenir ce rôle d’information des familles, pour qui la salle d’examen, inaccessible, prend l’allure d’un château fort », note le professeur.

Dans la salle d’attente, le Pr Carli juge aussi que les prises électriques doivent être plus visibles, voire en plus grand nombre, afin que les familles des patients puissent recharger leur téléphone portable et ainsi échanger avec leurs proches, éviter l’isolement dans l’attente du diagnostic médical.

De plus, une « zone de calme » ne serait pas un luxe. « Tous les accompagnants ne sont pas bienveillants », rappelle le Pr Carli.

Enfin, quitte à passer quatre heures à attendre, autant le faire intelligemment. Si l’hospitalité consiste à être à l’écoute du patient, il convient également de l’informer pour lui éviter de renouveler les désagréments liés à une nuit passée inutilement aux urgences.

« Faire un peu d’éducation en santé aux personnes qui patientent dans la salle d’attente leur ferait prendre conscience de la présence de la maison médicale juste à côté de l’hôpital, bien plus apte que nous à les prendre en charge dans bien des cas », conclut le médecin.

Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 7 Commentaires
 
Anne G Médecin ou Interne 16.12.2015 à 18h12

L'humanisation serait qu'il y ait une personne à l'accueil ne serait-ce que pour trouver les urgences ou le service dans lequel on doit se rendre. C'EST LA PERSONNE QUI MANQUE, peut-être pas toujours Lire la suite

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Emad M Médecin ou Interne 16.12.2015 à 17h45

M. le professeur a omis quelques vérités :
L'accueil des urgences est géré par l'IOA secondé par une aide-soignante et dans certain service d'une ou un IDE de triage (un luxe pas pour tout le Lire la suite

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Emad M Médecin ou Interne 16.12.2015 à 16h23

Professeur CARLI enfonce des portes ouverte ; en plus, il oublie certains règles des urgences :
1) il existe dans certains hôpitaux des IDE d'accueil, leurs rôles et la gestion de la salle Lire la suite

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PIERRE F Médecin ou Interne 16.12.2015 à 16h21

Pierre Carli a raison. Les patients qui consultent aux urgences pensent à tort ou à raison et jusqu'à preuve du contraire qu'ils sont gravement atteints. La qualité de l'accueil, une écoute Lire la suite

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ars_tb Médecin ou Interne 16.12.2015 à 13h11

Désinformation ! Où avez-vous vu que la consultation aux urgences hospitalières était de 250 € ? Divisez le chiffre par 10 et vous aurez la valeur du forfait "ATU" versé à l'hôpital pour les Lire la suite

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