Élections régionales : 17 médecins dans la course en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Élections régionales : 17 médecins dans la course en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

03.12.2015
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On les retrouve dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ! Sur les 2 024 candidats se présentant aux élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, « le Quotidien », a recensé 17 médecins parmi les cinq listes (sur 11) que les sondeurs donnent en position de se maintenir au 2e tour, ce qui requiert au moins 10 % des suffrages. Parmi les candidats figurent le président de l’Ordre de Midi-Pyrénées sur la liste socialiste de Carole Delga et deux PU-PH du CHU de Toulouse sur les listes du FN et centriste.

Aucun de ces 17 médecins candidats n’est tête de liste, mais la mieux placée est le Dr Françoise Bons, chef de service du pôle oncologie au CHU de Nîmes (Gard), 2e sur la liste présentée par le PS et le PRG dans le Gard. « Dans mon fonctionnement, je suis de gauche », justifie celle qui, avec la tête de liste favorite des sondages Carole Delga (ex-secrétaire d’État au Commerce), défendra le soutien économique à la construction de maisons de santé pluridisciplinaires dans les déserts médicaux ruraux et urbains. Président régional de l’Ordre des médecins en Midi-Pyrénées, le Dr Michel Boussaton, chirurgien orthopédiste, est également conseiller régional sortant et figure également sur la liste de Carole Delga, en Haute-Garonne.

De nombreux médecins sur les listes de gauche

Maire du Grau-du-Roi, le Dr Robert Crauste (DVG), généraliste, est lui aussi conseiller régional sortant mais, cette fois-ci, il ne se présente pas avec le PS, mais sur la liste du dissident Philippe Saurel, liste présentant le plus de médecins. Ce chirurgien-dentiste devenu l’an dernier maire de Montpellier est celui qui rassemble sur sa liste Citoyens du Midi (rassemblement hétéroclite alliant d’anciens du PS, DVG, et des Républicains en passant par la société civile). Sur ses listes, on compte cinq autres médecins : les Drs Fabien Gabillon, généraliste à Alès (Gard), Jean-Claude Gendre, généraliste à Toulouse, Véronique Pinzani (CHU de Montpellier), Brigitte Cohen généraliste spécialisée en médecine thermale à Balaruc, et le Pr Philippe Acar, président de la Société française de cardiologie et praticien au CHU de Toulouse au service cardio-pédiatrie.

Toujours à gauche, les listes emmenées par l’écologiste Gérard Onesta, vice-président sortant de la région Midi-Pyrénées, compte quatre médecins, parmi eux le responsable du SAMU Haute-Garonne, le Dr Jean-Luc Ducassé. Parce qu’il rassemble avec des membres du Parti de gauche, son vice-président dans le Gard, le Dr Charles Ménard, psychiatre, s’est engagé à ses côtés car « je mesure chaque jour les dégâts de la précarité et de la détérioration de notre environnement sur la santé ». Avec eux, le conseiller régional sortant, le Dr François Simon, qui avait, sous les couleurs du PS, affronté le Dr Philippe Douste-Blazy lors des municipales de Toulouse en 2000, remet le couvert mais en position non-éligible en avant-dernière position sur la liste. Militante du mouvement d’extrême gauche Attac, le Dr Marie-Paule Cabrol, hématologue à la retraite, se présente sur cette liste dans le département de l’Hérault.

Le Front national, favori au 1er tour

A droite, la liste Les Républicains emmenée par le politologue Dominique Reynié compte quant à elle trois médecins : les Dr Tal Anahory, spécialisée en biologie médicale au CHU de Montpellier, Élisabeth Pouchelon, cardiologue libérale à Toulouse, et Philippe Calleja, médecin généraliste à Sauverdun en Ariège. Enfin, au Front national (avec Louis Aliot en tête de liste), donné par les sondeurs en tête au 1er tour, deux médecins se présentent sous les couleurs Bleu Marine, le Dr Jean-Louis Meizonnet*, généraliste à Vauvert (Gard) ainsi que le Pr Franck Boutault (65 ans) chirurgien du service maxillo-faciale au CHU de Toulouse. En position trop reculée sur la liste pour être éligible, il entend « se positionner auprès de Marine Le Pen pour l’élection présidentielle de 2017, afin de l’aider à construire son programme autour de la santé ».

De notre correspondant Guillaume Mollaret
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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