GHT, financement : le désarroi des hôpitaux locaux

GHT, financement : le désarroi des hôpitaux locaux

Anne Bayle-Iniguez
| 27.11.2015
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    GHT, financement : le désarroi des hôpitaux locaux

Les représentants des quelque 300 centres hospitaliers locaux (ex-hôpitaux locaux) ont relayé leurs inquiétudes ce vendredi 27 novembre, à Paris, à l’ouverture du colloque de leur association nationale (ANCHL).

Prévue dans la loi de santé, la création des groupements hospitaliers de territoire (GHT) met en émoi ces petites structures, qui constituent une offre de proximité sanitaire et médico-sociale dans des territoires souvent isolés, sans plateau technique lourd, où les médecins de ville tiennent consultation.

Président de l’Association nationale des médecins généralistes d’hôpital local (AGHL), le Dr Pascal Gendry craint que cette restructuration du paysage hospitalier ne porte « un nouveau coup aux hôpitaux locaux avec, au mieux, la construction d’une usine à gaz, au pire, une perte d’autonomie ou des fusions déguisées ».

Financer autrement les hôpitaux isolés

Devant une centaine de confrères et directeurs d’hôpitaux locaux, le Dr Gendry s’est dit également préoccupé par le futur décret sur l’organisation et le financement dérogatoire des hôpitaux de proximité pour 2016, en cours d’élaboration au ministère de la Santé.

Ce décret – à paraître en mars prochain – prévoit la mise en place d’un nouveau mode d’allocation des ressources permettant à ces petits établissements de s’affranchir en partie du financement à l’activité (T2A).

Pour y prétendre, les hôpitaux devront respecter divers critères de seuils de séjours, de densité de population et de médecins, de durée de trajet et de part d’activité. « Pour l’instant, je n’ai lu nulle part dans le projet de décret une référence à la médecine généraliste libérale, spécificité propre aux hôpitaux locaux », déplore le Dr Gendry.

L’année dernière, un bonus de 20 millions d’euros avait été accordé à une soixantaine d’établissements isolés. Les hôpitaux locaux ne faisaient pas partie des chanceux.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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