« On veut rayer de la carte la médecine spécialisée libérale » (présidents de CME de cliniques)

« On veut rayer de la carte la médecine spécialisée libérale » (présidents de CME de cliniques)

Anne Bayle-Iniguez
| 20.11.2015

Après les cliniques de la FHP, les médecins spécialistes libéraux craignent à leur tour d’être mis à l’écart des futurs groupements hospitaliers de territoire (GHT) prévus dans le projet de loi de santé (examiné en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale à partir de mardi 24 novembre). La crainte est que le secteur public se taille la part du lion dans la future réorganisation territoriale, marginalisant la médecine spécialisée libérale.

« Les médecins spécialistes libéraux ont toute leur place dans le système de soins, défend le Dr Jean-Luc Baron, président de la Conférence nationale des présidents de CME de l’hospitalisation privée, qui tenaient leur journée nationale ce vendredi. Pourquoi vouloir nous détruire ? On veut nous rayer de la carte hospitalière ! Ce projet de loi dogmatique est totalement inacceptable. »

Coordonner les soins grâce à des pôles de spécialistes

Les présidents de CME de cliniques s’agacent d’autant plus que la prise en charge coordonnée des patients fonctionne déjà dans les cliniques, assurent-ils.

Dans l’Hérault, depuis 2013, le Montpellier Institut du sein (MIS) accueille 700 patientes par an touchées par un cancer du sein, illustre le Dr Baron. Une quarantaine de chirurgiens, radiothérapeutes, radiologues oncologues (entre autres) exercent au sein de ce grand pôle de spécialistes (qui n’est donc pas une structure en dur), en collaboration avec un réseau d’infirmières libérales. « C’est un modèle à succès qui ne demande qu’à être développé pour les hyperspécialités, comme en orthopédie », souligne le DrBaron.

Une expérience similaire est en cours à Nevers, sous la forme d’une « maison de spécialistes ».

Mais le schéma économique reste à inventer. Les structures pluridisciplinaires libérales (maisons ou pôles) doivent désormais adopter le modèle juridique de la SISA – qui nécessite la présence d’un médecin généraliste dans le projet médical. Les spécialistes se sentent une fois de plus laissés au bord de la route.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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