Aujourd’hui, Journée mondiale - La BPCO tue 5 fois plus que la route

Aujourd’hui, Journée mondialeLa BPCO tue 5 fois plus que la route

19.11.2015
Responsable de 16 000 décès environ par an, contre 3 500 pour les accidents de la route, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) peut être responsable, en l’absence d’une prise en charge adaptée, d’une insuffisance respiratoire sévère limitant le moindre effort de la vie quotidienne et de complications sévères.
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    La BPCO tue 5 fois plus que la route

La BPCO, maladie longtemps silencieuse, causée dans plus de 80 % des cas par le tabac, reste encore sous-estimée, insuffisamment diagnostiquée et sous-traitée.
En France, on estime à 3,5 millions le nombre de personnes atteintes de BPCO, dont 100 000 souffrant de formes sévères nécessitant une oxygénothérapie à domicile. En termes de morbidité, l’impact humain est considérable, avec 40 000 nouveaux patients atteints de BPCO admis en affection de longue durée et 800 000 journées d’hospitalisation pour complications aiguës liées à la BPCO (surinfections pulmonaires, insuffisance respiratoire aiguë) et le poids économique majeur.

Toux, expectorations et dyspnée : l’alerte

Les signes cliniques de la BPCO ne sont pas spécifiques et souvent sous-estimés par les patients, d’autant qu’ils apparaissent progressivement, de façon insidieuse et s’aggravant avec le temps. Pourtant, la triade toux chronique, expectorations et dyspnée doit alerter, surtout s’ils apparaissent chez un sujet fumeur et/ou présentant un ou plusieurs autres facteurs de risque : pollution atmosphérique, exposition professionnelle, asthme, infections… Une spirométrie est nécessaire, notamment pour mesurer le VEMS, témoin de la sévérité de l’obstruction bronchique.

Il est urgent de ne pas attendre

Si la BPCO ne peut être guérie, sa prise en charge ralentit son évolution, d’autant plus qu’elle est précoce et multidisciplinaire. Elle doit impérativement comporter l’arrêt du tabagisme et associer un traitement médicamenteux à base de bronchodilatateurs de courte et/ou de longue durée d’action, associés ou non à une corticothérapie, ainsi qu’une réhabilitation respiratoire (exercice musculaire et kinésithérapie respiratoire). La vaccination antigrippale est recommandée chaque année et la vaccination antipneumococcique conseillée. Dans les cas les plus sévères entraînant une insuffisance respiratoire chronique, une oxygénothérapie de longue durée est nécessaire.
Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de la BPCO. Pour informer vos patients sur ce qui est organisé près de chez eux à cette occasion, rendez-vous sur : www.lesouffle.org

Dr Catherine Bouix

www.sante.gouv.fr/qu-est-ce-que-la-bpco.html
www.inserm.fr/.../bronchopneumopathie-chronique-obstructive-bpco
Atsou K et al. BPCO : définition, prévalence, étiologie et évaluation médico-économique.
J Fran Viet Pneu 2012 ; 3 : 12-26.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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