Sécu : Migaud fustige l’« anomalie dangereuse » des déficits et regarde vers l’Allemagne

Sécu : Migaud fustige l’« anomalie dangereuse » des déficits et regarde vers l’Allemagne

Henri de Saint Roman
| 15.09.2015
  • Sécu : Migaud fustige l’« anomalie dangereuse » des déficits et regarde vers l’Allemagne - 1

Présentant ce mardi le rapport annuel de la Cour des comptes sur la Sécurité sociale, le premier président Didier Migaud a déploré la permanence du déficit « pour la treizième année consécutive » et le gonflement de la dette qui en résulte.

Le socialiste lance une charge très vive contre le financement d’une part des prestations à crédit. « Il s’agit là d’une anomalie profonde, dangereuse, d’autant que des marges de manœuvre importantes existent pour réduire ce déficit », a ajouté Didier Migaud, déplorant que le retour hypothétique à l’équilibre soit reporté « à un terme encore indéterminé ».

Certes, les déficits se sont réduits en 2014, mais « dans une mesure limitée ». Surtout, ce sont les recettes, plus que la maîtrise des dépenses, qui sont à l’origine de ce résultat. En 2015, la baisse des déficits devrait être beaucoup plus modeste, si bien que le retour à l’équilibre se retrouvera décalé « de plusieurs années ».

Objectif dépenses

Le président de la Cour a toutefois adressé un message d’optimisme. « Le retour à l’équilibre des comptes sociaux est possible, a-t-il asséné, à condition de faire porter prioritairement l’effort sur la maîtrise des dépenses sociales ».

L’assurance-maladie est particulièrement visée. Dans le collimateur de la Cour cette année, les dépenses de soins de ville (+ 2,9 % en 2014), et notamment « la dynamique particulièrement forte » des dépenses de soins infirmiers et de kinés ou encore « l’efficience insuffisante » de la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique terminale.

Réformes structurelles indispensables

L’hôpital n’est pas épargné. Il concentre 37 % du total des dépenses de santé, « bien plus que la moyenne de nos voisins ». D’une manière générale, la recomposition de l’offre de soins est jugée décevante depuis 20 ans, qu’il s’agisse des parcours de soins (trop cloisonnés), de l’insuffisance de normes et d’instruments contraignants (sécurité, activité, fonctionnement des structures) ou du pilotage pas assez directif de certains établissements de santé (maternités et centres de lutte contre le cancer). Côté médecins, la Cour penche une nouvelle fois pour le conventionnement conditionnel dans les zones surdotées.

Didier Migaud s’est attaché à comparer les résultats financiers des systèmes d’assurance-maladie français et allemand. La comparaison est cruelle. Outre-Rhin, le résultat cumulé pour la période 2000-2014 présente un excédent de 12 milliards d’euros contre un déficit cumulé de 105 milliards dans l’Hexagone.

Pour Didier Migaud, les réformes structurelles sont non seulement possibles mais indispensables et « ne peuvent être différées ».

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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