Mediator : le premier procès au civil s’ouvre ce jeudi à Nanterre

Mediator : le premier procès au civil s’ouvre ce jeudi à Nanterre

Henri de Saint Roman
| 10.09.2015
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Le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) examine à partir de jeudi 10 septembre les demandes d’indemnisation de deux patients qui s’étaient vu prescrire du Mediator. Une patiente de 67 ans réclame 125 000 euros au laboratoire Servier, et un homme de 72 ans demande 900 000 euros en réparation d’un cœur endommagé par une valvulopathie.

C’est la première fois qu’un procès au civil s’engage dans la voie d’une indemnisation définitive de patients. Seules quelques provisions avaient déjà été accordées en référé à une vingtaine de patients, dans l’attente d’un procès civil au fond. Une soixantaine d’autres patients attendent leur procès à Nanterre.

Guérilla juridique

Ces deux procès s’ouvrent sur fond de polémique. Fin août, un manifeste publié par un groupe de 30 personnes (médecins, politiques, personnalités engagées) dénonçait la « guérilla juridique » menée selon eux par les avocats du groupe Servier contre les victimes du Mediator, et demandait aux professionnels de santé de « reconsidérer leurs liens avec le groupe pharmaceutique Servier » et de vérifier si les partenariats noués étaient « compatibles avec les principes fondamentaux de la déontologie médicale ».

Dans une lettre ouverte adressée aux signataires, Olivier Laureau, président de Servier, assure que le laboratoire ne cherche nullement à « retarder le processus » des indemnisations proposées par l’ONIAM (Office national d’indemnisation des accidents médicaux). « Nous réfutons catégoriquement les accusations qui nous sont faites », insiste-t-il.

Quant à la demande formulée par les signataires aux professionnels de santé pour qu’ils reconsidèrent leurs liens avec le laboratoire, Olivier Laureau estime qu’elle « atteint injustement le groupe, ses salariés et ses partenaires ».

Les partenariats noués par Servier avec des équipes médicales ou des sociétés savantes « sont conformes à la loi, respectent les règles de l’éthique médicale, et sont publiés », assure-t-il.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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