« Le Conte des contes » et autres films - Le réel et le fantastique

« Le Conte des contes » et autres filmsLe réel et le fantastique

02.07.2015

« The Tale of Tales » : après « Gomorra » et « Reality », ancrés dans l’Italie d’aujourd’hui, Matteo Garrone a choisi d’adapter quelques-uns des contes écrits au début du XVIIe siècle en langue napolitaine par Giambattista Basile, qui ont inspiré Perrault et les frères Grimm. Mais s’il signe un film d’époque, c’est, dit-il, « avec une clef moderne ». Et un sujet éternel : le désir.

  • Des contes cruels

Cinéma

Les contes permettent de mêler le réel et le fantastique, d’exprimer à la fois le magique et le quotidien, le royal et l’obscène, le terrible et le tendre… Et de retrouver quelques-unes des obsessions contemporaines, comme le violent désir de jeunesse et de beauté ou le conflit entre les générations.

Une mère prête à tout pour avoir un fils, un roi fasciné par un étrange animal, un autre fornicateur et libertin, des sorciers et des fées, des monstres… : avec une distribution internationale (Salma Hayek, Vincent Cassel, Toby Jones, John C. Reilly), le cinéaste romain signe en anglais une œuvre baroque qui réserve des moments de grande beauté, d’autres moins convaincants, avec parfois des accents felliniens ou pasoliniens.

Sinon, avec les vacances scolaires, le box-office devrait être dominé par une comédie française et un blockbuster américain. Dans « les Profs 2 » de Pierre-François Martin-Laval, on retrouve les pires profs (dont Isabelle Nanty et Arnaud Ducret) et le roi des cancres (Kev Adams), qui avaient séduit 4 millions de spectateurs en 2013, cette fois dans une institution haut-de-gamme en Angleterre. Dans « Terminator : Genisys », d’Alan Taylor, Arnold Schwarzenegger rempile, trente ans après l’apparition sur les écrans du cyborg à visage humain créé par James Cameron, pour de nouvelles expériences musclées en voyageant dans le temps.

Mais on peut s’intéresser aussi à « Victoria », de l’Allemand Sebastian Schipper, prouesse technique et expérience cinématographique originale : un seul plan-séquence de 2 h 20 pour raconter l’errance d’un groupe de jeunes, une nuit à Berlin (Ours d’argent de la meilleure contribution cinématographique au festival de Berlin, Grand Prix du festival du film policier de Beaune, six prix Lola, les oscars allemands). Sans oublier « Love and Mercy », de Bill Pohlad, qui évoque Brian Wilson, le brillant et schizophrène leader des Beach Boys, incarné par John Cusack.

Renée Carton
Source : Le Quotidien du Médecin n°9425

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