16 associations lancent une campagne internationale pour l’interdiction de la GPA

16 associations lancent une campagne internationale pour l’interdiction de la GPA

Coline Garré
| 13.05.2015

Une campagne internationale intitulée « stop surrogacy now » a été lancée ce 11 mai pour dénoncer la gestation pour autrui (GPA) et demander son arrêt immédiat.

Initiée par 16 associations de Suisse, Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Inde, États-Unis, Norvège, Australie, et France (Collectif pour le respect de la personne, la Lune, une association strasbourgeoise de femmes homosexuelles, et la coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception), cette pétition a reçu le soutien de plus de 160 personnalités.

« Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants. La gestation pour autrui repose souvent sur l’exploitation des femmes les plus démunies », lit-on.

Risques sanitaires

Les auteurs de la pétition dénoncent les risques sanitaires de la GPA, pour la mère, comme pour l’enfant.

Les femmes encourent plusieurs risques : « le Syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. Les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension » liste la pétition.

Quant aux enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation, ils sont susceptibles de naître avant terme, avec un poids insuffisant. Les malformations du fœtus et une pression artérielle élevée sont aussi citées. « La gestation pour autrui rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse (...). Lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. Dans les pays où la gestation pour autrui est autorisée, cette souffrance potentielle est institutionnalisée » lit-on. « Nous sommes donc convaincus qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la gestation pour autrui et la vente ainsi que l’achat d’enfants. (...) Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire », conclut le texte de la campagne.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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