Pas de vacances pour la « gastro »

Pas de vacances pour la « gastro »

17.04.2015

En ce début d’avril, la France connaît une activité « modérée à forte » de diarrhée aiguë, selon les observations du réseau Sentinelles.  SOS Médecins parle d’activité épidémique de gastro-entérite.

 
 

  • Pas de vacances pour la « gastro »-1

Dans la semaine du 6 au 12 avril, indique Sentinelles, le taux d’incidence des cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine générale a, certes,  été estimée à 145 cas pour 100.000 habitants, pour un seuil épidémique à 173. Cela dit, au niveau régional, on a noté des taux d’incidence plus élevés : 227 en Lorraine, 262 en Picardie, 246 en Champagne-Ardenne.
Les observations de SOS Médecins montrent une « activité soutenue » sur la majeure partie du territoire, avec tendance à la hausse dans un bon quart Sud-ouest et dans le Sud-est.
Toutes les tranches d’âge sont touchées, puisque les cas rapportés par le réseau Sentinelle sont âgés de 4 mois à 92 ans. Les tableaux cliniques ne présentent pas de signe de gravité  particulier, le pourcentage d’hospitalisation étant estimé à 2,9%.

Mise à jour des recommandations

Cette situation est l’occasion de rappeler qu’il y a eu en 2014 une mise à jour des recommandations relatives à la prise en charge de la gastro-entérite de l’enfant*.
Ces recommandations précisent  notamment :
-          les indications d’une hospitalisation : choc, déshydratation sévère (> 9% du poids corporel), anomalies neurologiques, vomissements réfractaires ou bilieux, échec de la réhydratation orale, suspicion d’affection chirurgicale, conditions non réunies pour un suivi sûr et une prise en charge à domicile ;
-          la fréquence de la déshydratation ;
-          la réhydratation : une SRO à osmolarité réduite doit être utilisée comme traitement de première intention ;
-          l’allaitement doit être poursuivi ;
-          une alimentation régulière doit être poursuivie, y compris en ce qui concerne le lait ;
-          au niveau pharmacologique : l’efficacité d’un traitement actif par les probiotiques, en complément de la SRO, pour réduire la durée et l’intensité des symptômes ; et la possibilité d’envisager la diosmectite et le racécadotril.
 
Dr Emmanuel de Viel
Recommandations de bonne pratique de la Société européenne de Gastro-entérologie, d’Hépatologie et de Nutrition pédiatriques/Société européenne des Maladies infectieuses pédiatriques. Recommandations publiées dans le Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition, 2014, 59 (1).

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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