La grippe et la gastro ont atteint le seuil épidémique, selon l’IRSAN

La grippe et la gastro ont atteint le seuil épidémique, selon l’IRSAN

06.01.2015

« Nous ne faisons pas de la veille sanitaire mais bien de la recherche », souligne d’emblée Laurent Toubiana directeur de l’Institut de recherche pour la valorisation des données de santé. L’Institut, officiellement lancé en 2012, s’appuie sur les données collectées en temps réel de l’intégralité de l’activité des 991 médecins de SOS Médecins soit 10 000 diagnostics codés par jour. « Cela nous permet d’analyser et d’extraire des données pertinentes, notamment sur certaines maladies emblématiques comme la grippe ou les gastro-entérites », poursuit Laurent Toubiana, chercheur et épidémiologiste au laboratoire d’Informatique médicale et d’ingénierie des connaissances (Université Pierre-et-Marie-Curie - INSERM UMRS).

Selon les données, le nombre de syndromes grippaux en France est en forte augmentation depuis 3 semaines avec un franchissement du seuil épidémique le 28 décembre dernier. L’estimation du taux d’incidence hebdomadaire en France est de 157 cas pour 100 000 habitants, un taux « supérieur au nombre de cas attendus cette semaine (seuil épidémique) de 121 cas/100 000 hab », précise l’IRSAN.

Les régions les plus concernées sont la Bourgogne (Sens), la Champagne-Ardenne (Troyes), l’Île-de-France, la Basse-Normandie (Caen), le Poitou-Charentes (La Rochelle) et toujours Rhône-Alpes avec les villes d’Annecy, Chambéry, le Nord- Pas-De-Calais avec les villes de Lille, Roubaix-Tourcoing et Dunkerque.

Une base de 20 millions d’actes

Pour ce qui est de la gastro-entérite, le seuil de l’épidémie vient d’être atteint, avec 332 cas pour 100 000 habitants au 5 janvier (seuil fixé à 324) avec des incidences « élevées » à Perpignan, Ajaccio, Nice, Lorient, Troyes, Mulhouse, Amiens, Nîmes, Paris et Toulouse.

Laurent Toubiana, qui dirige l’IRSAN, se défend de vouloir concurrencer le réseau historique Sentinelle-INSERM, actif depuis 1984, qui fonctionne à partir des déclarations de « 1 300 médecins généralistes libéraux » volontaires et auquel il a lui-même collaboré. « La vocation de l’IRSAN est bien la recherche et la valorisation des données de santé et pas seulement des maladies », insiste-t-il.

L’institut s’appuie d’ailleurs sur une base de données de 20 millions d’actes depuis 2006, ce qui permet une analyse des données aussi bien sur les pathologies que sur le système de santé ou la permanence des soins. Pour l’heure, les bilans concernant la grippe et les gastro-entérites mis à jour quotidiennement sont consultables sur le site  irsan.fr. Des bulletins hebdomadaires sont également prévus.

Dr Lydia Archimède
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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