Fin d’année sous tension : le SNPHAR-E lance un préavis de grève de la permanence des soins

Fin d’année sous tension : le SNPHAR-E lance un préavis de grève de la permanence des soins

16.12.2014

Après les généralistes et spécialistes libéraux, les cliniques privées, et les urgentistes de l’AMUF, le syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs élargi (SNPHAR-E) a déposé (pour des raisons spécifiques) un préavis de grève national de la permanence des soins (PDS) (le week-end, la nuit et les jours fériés) du lundi 22 décembre 18 heures jusqu’au lundi 5 janvier 8 heures.

« Cette grève concerne tous les soins urgents et non urgents » précise le syndicat dans sa lettre à Marisol Touraine.

Comme les urgentistes, le SNPHAR-E ne dénonce pas la loi de santé mais exige l’ouverture de négociations sur le décompte du temps de travail et l’attractivité de leurs carrières.

Conditions de travail

« Nous avons fait grève le 14 octobre pour dénoncer la dégradation de nos conditions de travail, qui pousse les médecins à partir vers l’interim ! La mission parlementaire sur l’attractivité des carrières hospitalières a mis près de 2 mois à s’installer après l’annonce de la ministre de la Santé. On est à 2 semaines de Noël, rien ne va se passer avant le 15 janvier », explique au « quotidien » le Dr Yves Rebufat, président du SNPHAR-E.

Dans le détail, le syndicat réclame des négociations sur le décompte du temps de travail, les effectifs médicaux nécessaires sur la base de 40 heures de travail hebdomadaire, la refonte de la grille salariale, la revalorisation de la PDS avec prise en compte de la pénibilité, et un moratoire sur l’ouverture des plateaux techniques en 10 ou 12 heures.

Assignations

Pour le SNPHAR-E, cette grève est « un coup de gueule », destiné à provoquer une prise de conscience. Le Dr Rebufat assure que les patients ne subiront aucune répercussion. « À cause des libéraux, les agences régionales de santé ont déjà commencé à demander aux établissements publics de santé de majorer les lignes de PDS pour prendre en charge les éventuels patients supplémentaires. On ne peut pas être à flux tendus toute l’année et assurer toute la PDS », poursuit le président du SNPHAR-E.

« Mais on sera là », assure-t-il, « cela obligera juste les ARS et préfet à commettre des assignations », résume le Dr Rebufat.

Coline Garré
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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