Kazakhstan : un accord sur la cancérologie signé lors de la visite de Hollande

Kazakhstan : un accord sur la cancérologie signé lors de la visite de Hollande

11.12.2014

Une vingtaine de contrats ont été décrochés lors la visite de François Hollande, la semaine dernière, au Kazakhstan. L’un d’eux concerne le secteur de la santé. Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer (CLCC) français, a signé un accord pour devenir le partenaire privilégié du centre de lutte contre le cancer basé à Astana, la capitale. « C’est comme un parrainage. Nous allons nous occuper du centre d’Astana dans sa totalité pendant plusieurs années, pour le mettre à la hauteur de notre médecine », expose le Pr Alexander Eggermont, directeur général de Gustave Roussy.

Des spécialistes de Villejuif assureront une présence continue sur place pour déployer les protocoles et former le personnel. La radiothérapie, l’oncologie, l’imagerie ne sont pas à niveau, pas plus que les infrastructures pour fabriquer les chimiothérapies dans un cadre sécurisé.

De la préparation au stockage en passant par l’administration, Gustave Roussy sera à la manœuvre. Un logiciel franco-russe permettra au CLCC français de piloter en direct, depuis le Val-de-Marne, la préparation des chimiothérapies à Astana. Le transfert de compétences sera assuré au fil de l’eau, via des formations.

Un fort taux de cancer après les essais nucléaires russes

« Les traitements systémiques sont très peu développés au Kazakhstan, un grand travail reste à faire. Le besoin est énorme », reprend le Pr Eggermont. La ville de Chimkent, au sud, se montre intéressée à son tour. Gustave Roussy espère étendre son partenariat à d’autres villes moins riches, comme Almaty, l’ancienne capitale. Le prix du contrat est tenu secret.

Un premier partenariat avait été lancé en 2013 pour former 150 spécialistes kazakhs (chirurgiens, anatomopathologistes, radiothérapeutes...) à Gustave Roussy d’ici à 2016.

Le Kazakhstan, quatre fois plus vaste que la France, regroupe 17 millions d’habitants. 30 000 nouveaux cas de cancer y sont diagnostiqués chaque année. La lutte contre le cancer est devenue une priorité du pays, présidé d’une main de fer, depuis 1990, par Noursoultan Nazarbaïev.

À l’époque soviétique, le pays a servi de test pour les essais nucléaires. D’immenses zones ont été contaminées et sont aujourd’hui inaccessibles. À Semipalatinsk, où ont explosé 456 bombes atomiques, les radiations libérées seraient largement supérieures à celles de Tchernobyl.

Plusieurs cancers (thyroïde, estomac, poumons) ont une incidence élevée au Kazakhstan. Le cancer du sein et le cancer colorectal progressent aussi du fait de l’occidentalisation du mode de vie.

Delphine Chardon
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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