Le combat du centre de santé associatif de Toulouse pour éviter la fermeture

Le combat du centre de santé associatif de Toulouse pour éviter la fermeture

24.10.2014

L’unique centre de santé associatif de Toulouse pourrait fermer ses portes le 1er novembre, faute de financement suffisant. Créée en 2006 à titre expérimental, la Case de Santé emploie aujourd’hui douze personnes dont trois médecins (salariés). Il a déjà pris en charge plus de 1 300 personnes depuis le début de l’année.

« Jusqu’à présent, seuls des financements exceptionnels nous ont permis de tenir, mais cette fois, les difficultés de trésorerie sont trop importantes, nous n’avons aucune visibilité, il manque près de 100 000 euros pour boucler le budget 2014. Nous devrons fermer le 1er novembre », affirme Fabien Maguin, le coordinateur de l’association.

La Case a sollicité l’agence régionale de santé (ARS) dès le mois d’août pour obtenir des financements complémentaires. Début octobre, l’agence a annoncé le déblocage exceptionnel de 37 000 euros, ce qui porte son niveau de financement à 88 000 euros en 2014. De même, la CPAM a versé en urgence une enveloppe de 20 000 euros pour cette année. « Ce sont des plus, mais ils restent insuffisants au regard de notre déficit et des financements des années précédentes », regrette Fabien Maguin.

Réunion de la dernière chance

L’association réclame la tenue en urgence d’une table ronde avec l’ensemble des partenaires financiers : ARS, conseil général, mairie de Toulouse, direction départementale de la cohésion sociale…

L’ARS de Midi-Pyrénées a assuré qu’elle organiserait rapidement cette concertation dans le but de trouver un « financement pérenne » à la Case de Santé.

En attendant, sur le terrain, l’inquiétude des patients du centre associatif est réelle. Aude, mère de famille de 35 ans, a choisi la Case de Santé « car il y a très peu d’attente, les prises de rendez-vous sont simples ». Pour le Dr Virginie Maincion, l’une des trois médecins généralistes salariées du centre depuis 2011, ce mode d’exercice est un vrai choix. « C’est un engagement, dit-elle. Le public est très souvent en situation précaire, mais les actes ne sont pas gratuits, et nous soignons des patients bénéficiaires de la CMU et de l’aide médicale de l’État. » Dans le cadre de son exercice, la généraliste est amenée à prendre en charge de nombreuses pathologies chroniques comme le diabète ou des hépatites. « Nous mettons l’accent sur l’éducation thérapeutique et proposons une prise en charge globale», explique le Dr Maincion.

De notre correspondante Béatrice Girard
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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