Peser, mesurer, reporter : une priorité pour dépister une dénutrition

Peser, mesurer, reporter : une priorité pour dépister une dénutrition

30.07.2014
  • Denutrition bb2
Dans une intéressante communication lors du récent Congrès des Sociétés de pédiatrie (Lyon), le Nantais H. Piloquet a rappelé que la dénutrition du nourrisson constitue un risque majeur, que le meilleur moyen de la dépister est l’établissement de la courbe de croissance en prenant les mensurations de l’enfant à chaque consultation.
 
• La dénutrition apparaît comme une comorbidité fréquente des maladies chroniques de l’enfant, qui augmentent les besoins ; elle résulte d’une inadéquation entre les apports caloriques, et la  dépense énergétique. 
De nombreuses maladies peuvent être en cause, parmi lesquelles :
- troubles de la succion-déglutition,
- maladies métaboliques,
- cancers,
- grande prématurité,
- pathologies digestives (grêle court, cholestase chronique, malabsorption, allergie alimentaire),
- insuffisance respiratoire,
- insuffisance cardiaque,
- insuffisance rénale.
 
Parfois, la dénutrition apparaît en dehors du contexte d’une maladie chronique et correspondant alors à une diminution de la prise alimentaire ( anorexies du nourrisson).  A noter que l’hospitalisation prolongée augmente le risque nutritionnel car elle perturbe les habitudes de l’enfant.
 
• Dépistage : l’intérêt de la courbe de croissance
La dénutrition du nourrisson constituant un risque majeur, on comprend tout l’intérêt d’un suivi régulier et attentif du poids, de la taille, du périmètre crânien et de l’établissement d’une courbe de croissance. Cela avec des outils perforants (balance de précision, toise coulissante). « Toute consultation médicale doit comporter ces mesures et leur report dans le carnet de santé, particulièrement chez les moins de 2 ans », insiste H. Piloquet.
 
• En l’absence de courbe de croissance : IMC ou Waterlow
En l’absence d’un suivi régulier de la croissance, on peut utiliser un indice nutritionnel. 
L’IMC permet d’identifier une insuffisance pondérale s’l est inférieur au 3e percentile pour l’âge et le sexe.
L’indice historique de dénutrition est l’indice de Waterlow, à savoir le rapport du poids (P) sur le poids attendu pour la taille ( PAT). Un P/ PAT < 80% signe une dénutrition modérée et un P/ PAT < 70% une dénutrition sévère.
 
• Aigu ou chronique ?
- une insuffisance pondérale isolée correspond à une dénutrition aiguë ;
- une insuffisance pondérale associée à un ralentissement de la croissance staturale correspond à une dénutrition chronique.
 
• Examen
L’examen clinique recherche des signes des signes de dénutrition ou de carence : fonte musculaire asse maigre), fonte du pannicule adipeux (masse grasse), œdèmes, anomalies des phanères, pâleur.
 
Dr Emmanuel de Viel
Source : Lequotidiendumedecin.fr

A la une

add

Cannabis : le gouvernement veut mettre en place une contravention pour sanctionner l'usage et la détention

cannabis

Interrogé mercredi sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'une simple contravention pourrait, dans les prochains mois,... 3

G7 : la Sicile est en état d’alerte après l’attentat de Manchester

Taormina G7

Une cité blindée et 400 opérateurs de santé spécialisés déployés sur le terrain. À l’occasion du G7 qui se tient les 26 et 27 mai à... Commenter

Législatives 2017 : la carte des médecins candidats

Législatives 2017 : la carte des médecins candidats-0

Les élections législatives se dérouleront les dimanches 11 et 18 juin. La date limite de dépôt des candidatures (dans les 577... 1

l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter