Les CHU espèrent 100 millions d’euros par an via le marché obligataire

Les CHU espèrent 100 millions d’euros par an via le marché obligataire

16.07.2014
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    Les CHU espèrent 100 millions d’euros par an via le marché obligataire

Après de premiers tests jugés satisfaisants, les CHU se lancent officiellement sur le marché obligataire, dans le but de diversifier leurs sources de financement. Une vingtaine* d’entre eux créent un groupement de coopération sanitaire (GCS), baptisé « CHU de France finance », chargé de conseiller les hôpitaux universitaires et les investisseurs potentiels.

La mise en œuvre opérationnelle du GCS est programmée pour début 2015. L’idée, explique Jean-Marc Viguier, secrétaire général de l’AP-HM (hôpitaux de Marseille), en charge des finances au sein de la Conférence des DG de CHU, est de lever au moins 100 millions d’euros par an. Pour quoi faire ? « Chaque hôpital a ses projets, nous organiserons un tour de table tous les ans. Les obligations permettent de financer des projets immobiliers, des projets informatiques, des équipements. »

Fidéliser les investisseurs français et étrangers

Emboîtant le pas de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), qui s’est lancée la première au début des années 2000, les autres CHU français se sont déjà aventurés sur le marché obligataire à trois reprises ces dernières années, de façon groupée. L’opération leur a permis de lever entre 150 et 250 millions d’euros à chaque fois.

L’objectif maintenant est de pérenniser cette source de financement, complémentaire des emprunts bancaires, en fidélisant certains investisseurs (des acteurs du secteur assurantiel et des gestionnaires de fonds, majoritairement français, mais aussi européens).

Le GCS « CHU de France finance » sera évalué par les agences de notation internationales, au même titre que tous les acteurs souhaitant accéder au marché obligataire (collectivités locales, entreprises...). Cette notation permet aux investisseurs d’apprécier la stabilité financière de la structure.

Standard & Poors vient de créditer l’AP-HP d’un AA, au même titre que l’État français, considéré comme le garant du premier CHU français.

* Amiens, Angers, Bordeaux, Brest, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, Marseille, Metz-Thionville, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Orléans, Rennes, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulouse et Tours

D. Ch.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 2 Commentaires
 
20.07.2014 à 12h56

« Pour avoir confiance en un emprunteur il faut avoir confiance en ses capacités de gestion. Et ben c'est pas moi qui achèterai ce genre d'obligation. »

Répondre
 
18.07.2014 à 10h32

« Avant de s'organiser pour emprunter à plusieurs, il faudrait peut-être apprendre à gérer en évitant le déficit chronique et le surendettement... »

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