Les enfants homozygotes pour l’haplotype HLA DR3-DQ2 ont 26 % de risque de développer une intolérance au gluten

Les enfants homozygotes pour l’haplotype HLA DR3-DQ2 ont 26 % de risque de développer une intolérance au gluten

04.07.2014
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    Les enfants homozygotes pour l’haplotype HLA DR3-DQ2 ont 26 % de risque de développer une intolérance au gl...

Plus d’un quart des patients homozygotes pour l’haplotype DR3-DQ2 développent les premiers signes d’une maladie cœliaque (réaction immunitaire au gluten ou sensibilité au gluten), selon les derniers résultats du consortium TEDDDY (The Environmental Determinants of Diabetes in Youth) publiés mercredi 2 juillet dans le « New England Journal of Medicine ». Ce consortium étudie à la fois les déterminants à l’origine du diabète de type 1 et la maladie cœliaque car ces deux maladies auto-immunes ont des facteurs de risque génétique communs.

Edwin Liu de l’hôpital pour enfants du Colorado et ses collègues ont suivi 6 403 jeunes patients porteurs d’une des deux haplotyes HLA DR3-DQ2 et HLA DR4-DQ8 connus pour être associés à une augmentation du risque de maladie cœliaque. Les deux gènes jouent un rôle dans la présentation du gluten aux cellules immunitaires. L’objectif était d’identiifer ceux qui allaient développer une intolérance au gluten, caractérisée par la présence détectée deux fois de suite, à trois mois d’intervalle, d’anticorps anti-transglutaminase tissulaire (tTG), le marqueur le plus spécifique de l’intolérance au gluten.

Un risque plus marqué chez les homozygotes

Au bout d’un suivi moyen de cinq ans, la présence d’anti-tTG était avérée chez 786 enfants, soit 12 % de la cohorte. Une maladie cœliaque a été confirmée chez 291 parmi les 350 enfants qui ont bénéficié d’une biopsie (atrophie villositaire) suite à une détection d’anti-tTG.

Chez les patients porteurs d’un seul allèle DR3-DQ2, le risque de développer une réaction auto immune dirigée contre les tTG était de 11 % et le risque de maladie cœliaque était de 3 %. Chez les patients homozygotes, ces deux risques étaient de respectivement 26 et 11 %.

Il y avait deux fois plus de risque de retrouver des anticorps anti-tTG chez les patients ayant un seul allèle DR3-DQ2 comparé à ceux ayant un haplotype DR4-DQ8. Les patients homozygotes pour DR3-DQ2 avaient quant à eux près de 6 fois plus de risque de produire des anti-tTG que les patients porteurs de DR4-DQ8.

Damien Coulomb
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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