Sortie de maternité précoce : les sages-femmes libérales demandent une organisation cohérente

Sortie de maternité précoce : les sages-femmes libérales demandent une organisation cohérente

30.06.2014
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L’Association nationale des sages-femmes libérales (ANSFL) est favorable à la proposition de l’assurance-maladie de réduire la durée moyenne de séjour (4,2 jours) et le nombre de lits de maternité pour maîtriser les dépenses, sous certaines conditions.

En 2012, 820 000 naissances ont entraîné une dépense de 9,1 milliards d’euros, dont la moitié en soins hospitaliers, selon l’assurance-maladie.

Mais l’ANSFL attire l’attention sur l’organisation médicale et sociale nécessaire à la réussite d’une sortie précoce : « chaque histoire de vie est singulière ; la sortie précoce doit être proposée mais non imposée », souligne l’association. « Aujourd’hui, le programme d’accompagnement du retour à domicile (PRADO) fonctionne plus ou moins bien selon les régions, selon que l’administrateur de l’assurance-maladie parvient à mettre en contact la parturiente avec la sage-femme qui l’a suivie » constate Madeleine Moyroud.

La présidente de l’ANSFL alerte sur l’importance d’un premier contact anténatal entre la femme et le cabinet de sage-femme concerné. Si ce rendez-vous n’a pas eu lieu dans le cadre du suivi de la grossesse, une cotation spécifique doit être prévue dans la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) car « cela revient à une première consultation qui prend du temps, pour retracer l’histoire de la femme et de sa grossesse », explique Madeleine Moyroud.

Les réhospitalisations conjointes mère-enfant doivent être possibles pour ne pas séparer la mère et le nouveau-né en cas de complication dépistée au retour à domicile. « Quand la femme est revue en gynécologie, son bébé ne peut pas toujours la suivre », commente la présidente de l’ANSFL.

Vers un métier de technicien de l’intervention sociale ?

L’association demande de nouvelles mesures de soutien à l’installation pour garantir une répartition des sages-femmes sur l’ensemble du territoire, dans le cadre du « contrat incitatif sage-femme » de l’assurance-maladie, et la création d’une indemnité d’astreinte pour favoriser les prises en charge le week-end et les jours fériés.

Enfin, l’ANSFL demande une aide au financement de matériel de dépistage (bilirubinomètre et systèmes de test d’otoémissions acoustiques), actuellement réalisé en maternité, et des aides financières aux familles pour faire intervenir une personne qualifiée au retour de la mère à son domicile (technicien de l’intervention sociale et familiale). « Quand les femmes sortent de la maternité une journée après leur accouchement, comme en Hollande par exemple, elles doivent être aidées. Il est primordial et indispensable qu’une sage-femme soit présente et participe à leur retour à domicile pour prendre en charge les aspects médicaux et psychologiques mais pas la gestion domestique qui peut être confiée soit à l'entourage familial, soit à ces professionnels », explique Madeleine Moyroud.

Coline Garré
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 3 Commentaires
 
01.07.2014 à 20h51

« Cela s'appelle une doula et elles sont effectivement absolument indispensable à l'accompagnement des femmes et des familles et n'ont rien à voir avec le métier de sage-femme ; elles sont complémenta Lire la suite

Répondre
 
01.07.2014 à 14h53

« Je ne sais pas si certaines personnes accepteront cela, car certaines traditions familiales, refusent l'aide extérieure, à moins que ce soit pour "aider les nouveaux parents" où là le mot de technic Lire la suite

Répondre
 
30.06.2014 à 21h16

« Technicien de l’intervention sociale et familiale.= changeur de couches en bon français ? Baby-sitter, quoi... »

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