Le premier prix Nobel asiatique pour l’ex-directrice de l’OMS, Gro Harlem Brundtland

Le premier prix Nobel asiatique pour l’ex-directrice de l’OMS, Gro Harlem Brundtland

18.06.2014
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    Le premier prix Nobel asiatique pour l’ex-directrice de l’OMS, Gro Harlem Brundtland

Le premier Tang Prize, considéré comme le « prix Nobel » asiatique, a été décerné à l’ex-Première ministre norvégienne Gro Harlem Brundtland pour son rôle dans la promotion du développement durable dès les années 1980. Chef du gouvernement norvégien à trois reprises dans les années 1980 et 1990 et directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (1998-2003), Gro Harlem Brundtland avait présidé la Commission mondiale sur l’environnement et le développement des Nations unies (CMED). Son action a jeté les bases d’un « meilleur équilibre entre développement économique, protection de l’environnement et équité sociale, pour le bénéfice de l’Humanité », a assuré Yuan Tseh Lee, président du comité d’attribution du prix et lui-même prix Nobel de chimie 1986. Le « rapport Brundtland » tiré des travaux de la CMED avait débouché sur le Sommet de la Terre de Rio en 1992 et l’Agenda 21 adopté à cette occasion. Il avait surtout permis de populariser le concept de développement durable dont il donnait la définition suivante : « Répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations à venir de satisfaire les leurs. »

Quatre lauréats tous les deux ans

Le Tang Prize a été fondé en décembre 2012 par le président du groupe taïwanais Ruentex, le Dr Samuel Yin, pour honorer des disciplines et des personnalités ignorées selon son fondateur par les Nobel décernés à Stockholm et Oslo. Il est remis en reconnaissance d’accomplissements exceptionnels, sans discrimination de nationalité, d’origine ethnique ou de convictions politiques. Les lauréats sont distingués dans quatre catégories : Développement durable, Biopharmaceutique, Sinologie et État de droit. Dans l’ensemble, le prix encourage une approche plus holistique et transdisciplinaire pour mieux faire face aux défis de l’humanité dans le monde complexe d’aujourd’hui. Ils sont attribués tous les deux ans.

Chaque lauréat reçoit un chèque de 50 millions de dollars taïwanais (1,23 million d’euros), davantage que les lauréats du prix Nobel (8 millions de couronnes suédoises, soit 890 000 euros). Le nom des trois autres lauréats de cette première édition seront annoncés jeudi, vendredi et samedi.

Dr Lydia Archimède
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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