Les somnifères ne seraient pas à prescrire à tous les insuffisants cardiaques

Les somnifères ne seraient pas à prescrire à tous les insuffisants cardiaques

21.05.2014
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    Les somnifères ne seraient pas à prescrire à tous les insuffisants cardiaques

Les benzodiazépines semblent associées à une multiplication par huit du risque d’événements cardiovasculaire chez les patients hospitalisés pour une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée. C’est ce que montre l’étude réalisée par les chercheurs du centre médical Tokyo Yamate et de l’Hôpital général de l’assurance sociale lors du congrès de l’ESC dédié à l’insuffisance cardiaque, à Athènes.

Pour parvenir à ces conclusions, Masahiko Setoguchi et ses collègues ont analysé les données de 110 patients admis à l’hôpital pour insuffisance cardiaque ou événement cardiovasculaire. Au sein de ce groupe, 47 patients avaient une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée, et 63 une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection réduite (‹ 50%). Au bout de 6 mois, 15 patients patients du groupe à fraction préservée et 24 du groupe à fraction réduite étaient de nouveau hospitalisés pour un événement cardiovasculaire majeur. « L’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée représente une part croissante des patients insuffisants cardiaques » a précisé Masahiko Setoguchi.

Un effet possible sur la respiration nocturne

En épluchant les prescriptions faites à l’ensemble des patients, les auteurs ont trouvé que la prise de somnifères était un facteur de risque indépendant d’événements cardiovasculaires chez les insuffisants cardiaques à fraction d’éjection préservée. Chez les patients à fraction d’éjection réduite, seule l’absence de prise d’antagoniste des récepteurs de l’angiotensine ou de bêta bloquants était statistiquement associée à une hausse du risque d’événements cardiovasculaires.

Lors de sa présentation de ces résultats, Masahiko Setoguchi a rappelé que « les benzodiazépines ont une action cardiovasculaire et respiratoire qui peut provoquer des troubles de la respiration pendant le sommeil et ainsi aggraver le pronostic du patient. » Il estime cependant que ces résultats nécessitent une confirmation par une étude plus importante.

Masahiko Setoguchi et al, Sleeping pills increase the risk of cardiovascular events in heart failure patients with preserved ejection fraction, Abstract P450 présenté lors du congrès Heart Failure 2014

Damien Coulomb
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
23.05.2014 à 00h29

« "Attention d'autres ont essayé de s'imposer, il ont été virés" ! »

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