Cancer du col de l’utérus : le dépistage organisé a réussi l’épreuve de l’expérimentation

Cancer du col de l’utérus : le dépistage organisé a réussi l’épreuve de l’expérimentation

20.05.2014
  • 1400584746523618_IMG_129956_HR.jpg

    Cancer du col de l’utérus : le dépistage organisé a réussi l’épreuve de l’expérimentation

À l’occasion de la 5e édition de Juin vert, le mois de mobilisation contre le cancer du col de l’utérus, l’InVS publie dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire un numéro spécial consacré à la généralisation du dépistage organisé. Il y est fait état des résultats « encourageants » dans les 13 départements pilotes français, dont deux d’outremer, obtenus sur la période 2010-2012.

C’est sur ces chiffres que le président de la République a annoncé il y a quelques mois sa généralisation dans le cadre du Plan cancer 2014-2019

Un test « grandeur nature »

Un total de 1,33 million de femmes âgées de 25-65 ans n’ayant pas réalisé de frottis sur prescription individuelle au cours des trois dernières années a reçu une invitation à la faire.

Suite aux incitations et relances (envoyées dans les 9 à 12 mois suivant l’absence de dépistage), le gain de couverture a été estimé de 13,2 points, atteignant même 24 points dans le Cher, où la couverture est passée de 27,3 % à 51,3 %. Ce qui fait conclure à l’équipe de Nicolas Duport de l’Invs que le gain est en particulier « significatif » par « sollicitation des femmes peu ou pas dépistées ».

Frottis, test HPV ou... autres

Le bulletin fait état de plusieurs points à prendre en considération pour la mise en œuvre du plan. Alors que la France fait partie des pays précurseurs en Europe dans l’expérimentation du test HPV en dépistage primaire, près de 14 % des frottis normaux se sont révélés positifs pour un HPV à haut risque oncogène.

De plus, certaines données cytologiques pourraient peser dans les choix de stratégie : le génotype 18 contrairement au 16 (deux cibles des vaccins actuels) n’était pas très fréquemment isolé dans les frottis de haut grade (HSIL). Le HPV 16 a été détecté dans 54 % des cancers invasifs du col dont 5 adénocarcinomes (le HPV 18 dans aucun).

Si d’autres méthodes alternatives peuvent être envisagées à l’avenir, comme l’auto-prélèvement vaginal à domicile, le frottis reste pour l’instant la seule référence validée. Comme le montre une expérimentation dans le département des Ardennes sur l’acceptabilité du test HPV de la part de la population et des professionnels, « la mise en place d’une organisation du dépistage reposant sur un nouveau test s’avère difficile et ne pourra s’envisager que progressivement ».

BEH, n° 13-14-15, publié le 20 mai 2014. Pathologie cervico-utérine: dépistage et surveillance des lésions précancéreuses et cancéreuses

Dr I.D.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Cannabis : le gouvernement veut mettre en place une contravention pour sanctionner l'usage et la détention

cannabis

Interrogé mercredi sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'une simple contravention pourrait, dans les prochains mois,... 3

G7 : la Sicile est en état d’alerte après l’attentat de Manchester

Taormina G7

Une cité blindée et 400 opérateurs de santé spécialisés déployés sur le terrain. À l’occasion du G7 qui se tient les 26 et 27 mai à... Commenter

Législatives 2017 : la carte des médecins candidats

Législatives 2017 : la carte des médecins candidats-0

Les élections législatives se dérouleront les dimanches 11 et 18 juin. La date limite de dépôt des candidatures (dans les 577... 1

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter