Surcharge pondérale et obésité n’augmentent plus chez les élèves de troisième

Surcharge pondérale et obésité n’augmentent plus chez les élèves de troisième

11.02.2014
  • 1392109083496865_IMG_122484_HR.jpg

La santé des adolescents scolarisés en classe de 3e s’améliore même si les inégalités sociales persistent. Dans une étude publiée début février (disponible en ligne), la DREES établit un bilan contrasté mais plutôt positif de l’évolution des indicateurs de santé dans cette population.

Les données 2009 montrent en effet que près d’un élève sur 5 (18 %) était en surcharge pondérale et parmi eux, 4 % étaient obèses. Les pourcentages pour les filles et pour les garçons sont comparables. « Ces chiffres, ayant peu évolué depuis 2004, confirment que surcharge pondérale et obésité n’augmentent plus, comme ce fut le cas au début des années 2000 », soulignent les auteurs Olivier Chardon et col. Les campagnes de prévention de l’obésité menées pendant la même période dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS) expliquent, selon eux, en partie ces résultats.

Autres tendances favorables de ce bilan, l’augmentation de la couverture vaccinale contre la rougeole qui grimpe de 66 % à 86 %. Même observation pour la santé bucco-dentaire avec un pourcentage d’adolescents indemnes de caries en augmentation de 52 % à 56 %. Concernant, le port des lunettes ou de lentilles (28 % des ados porteurs de verres correcteurs) ou les symptômes évocateurs d’un asthme (10 %), les données sont restées stables.

Que vous soyez enfant de cadre ou d’ouvrier...

« Ces évolutions globalement encourageantes masquent la persistance des inégalités sociales en matière de santé », relèvent les auteurs. Les adolescents dont l’un des parents est ouvrier sont plus souvent atteints de surcharge pondérale : La proportion 22 % contre seulement 12 % chez les enfants de cadres. Ils sont aussi plus nombreux à avoir au moins une dent cariée (58 % contre 34 %).

Ces disparités se traduisent également en ce qui concerne les troubles de la vision. « En raison d’un défaut de dépistage et de prise en charge, les enfants d’ouvriers portent moins souvent des lunettes ou des lentilles (22 % contre 33 %), leur myopie étant plus tardivement diagnostiquée », précisent les auteurs. Ils indiquent aussi que « ces inégalités de santé selon le milieu social au collège s’observent déjà dans les classes de CM 2, comme l’ont montré les résultats publiés par la DREES en septembre 2013 » ce qui suggère la pertinence d’une prévention ciblée sur les plus défavorisés.

Dr Lydia Archimède
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
11.02.2014 à 13h22

« OUI mais ça reprend adulte ! Vive le YOYO ! »

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Les Généralistes CSMF planchent sur la démographie et contestent le « zonage » des ARS

Réunis en comité directeur, les Généralistes CSMF (ex-UNOF) ont décidé d'entamer un travail de fond sur leur projet politique, ciblé sur la... Commenter

Prendre en charge le burn-out : la HAS donne ses recommandations

burn out

En réponse à une saisine du ministère de la Santé au printemps 2016, la Haute Autorité de santé (HAS) rend publiques ses recommandations... Commenter

Le nouveau syndicat pour les infirmiers de bloc va consulter sur les conditions de travail

ibode

Depuis le 9 mai, les quelque 7 000 infirmiers diplômés d'État de bloc opératoire (IBODE) sont officiellement représentés par le Syndicat... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter