Du nouveau sur les addictions au congrès « Neuroscience »

Du nouveau sur les addictions au congrès « Neuroscience »

14.11.2013
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    Du nouveau sur les addictions au congrès « Neuroscience »

Au congrès « Neuroscience 2013 » (San Diego), plusieurs présentations ont fait état de nouvelles approches pour traiter les dépendances à la nicotine et à l’héroïne. Le champ des interventions non pharmacologiques pour traiter les addictions s’élargit. Petit florilège des résultats présentés :

– la stimulation magnétique cérébrale est une aide chez certains fumeurs, avec des réductions du tabagisme, voire des arrêts pouvant durer jusqu’à six mois après le traitement (Abraham Zangen) ;

– la stimulation d’une aire associée à la récompense obtenue avec la drogue, le noyau sous-thalamique, réduit la motivation, des rats à prendre de l’héroïne (Carrie Wade) ;

– la douleur chronique conduit des rats déjà exposés à de la drogue, à prendre des doses plus élevées d’héroïne suggérant que les personnes ayant une addiction sont plus susceptibles d’overdose en cas d’une douleur chronique (Lucia Hipolito).

« Des prises en charge non médicamenteuses représentent un espoir très important pour le traitement des dépendances aux drogues, car actuellement on remplace une drogue par une autre drogue, avec un taux de rechutes extrêmement élevé », a conclu Barry Everitt (Univeristy of Cambridge), un spécialiste des addictions.

Dépendance au jeu et argent

L’implication des régions cérébrales et les processus de traitement des informations actifs dans les comportements addictifs ont également été abordés.

– L’abus de drogues a un effet stressant sur le cerveau, provoquant une dysrégulation de systèmes impliqués dans la réponse au stress. Ce qui pourrait contribuer aux sensations désagréables qui entraînent l’augmentation de la prise de drogue (George Koob).

– Un travail suggère que l’aire cérébrale insula pourrait être suractivée chez les personnes souffrant d’une dépendance au jeu : les personnes ayant une lésion de cette zone ont une propension réduite à s’adonner aux jeux d’argent (Luke Clark).

– Les joueurs pathologiques peuvent être très sensibles à une gratification en argent liquide, mais beaucoup moins à d’autres types de récompenses, telles que le sexe ou la nourriture. Les recherches dans l’addiction au jeu montrent une réduction de l’activité des autres aires du cerveau que celles sensibles à l’argent (Guillaume Sescousse).

 Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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