Décès à l’hôpital d’Abbeville : une information judiciaire contre X pour homicide involontaire

Décès à l’hôpital d’Abbeville : une information judiciaire contre X pour homicide involontaire

24.10.2013
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    Décès à l’hôpital d’Abbeville : une information judiciaire contre X pour homicide involontaire

Le parquet d’Amiens vient d’ouvrir une information judiciaire contre X pour homicide involontaire après les résultats d’une enquête préliminaire concernant le décès le 22 août 2013 de Mélodie Thorel, 18 ans, dans le service de psychiatrie de l’hôpital d’Abbeville (Somme). La jeune fille était hospitalisée dans le service de 60 lits depuis janvier, après un long séjour dans un autre établissement. Auparavant sous protection de l’aide sociale à l’enfance, elle était désormais en hospitalisation libre.

Selon les propos de son frère rapportés dans la presse, la jeune fille se serait plainte de maux de ventre. Le mercredi 21 août, elle s’était rendue chez sa grand-mère. « Elle était pliée en deux, elle avait très mal au ventre. Sa grand-mère a rappelé l’hôpital. Un membre du personnel est venu la chercher et l’a ramenée à pied. Ils lui ont donné un Spasfon. Elle est allée se coucher et ne s’est jamais réveillée. Ils l’ont découverte à 8 h 45 », raconte au Courrier Picard Kévin Thorel, 21 ans.

Décès par hémorragie interne

L’hôpital avait saisi le parquet. « Le certificat de décès signé du médecin indiquait un obstacle médico-légal. La procédure indique que l’établissement saisisse la justice », explique au « Quotidien » le directeur de l’établissement Hervé Ducroquet. La famille a été entendue au cours de cette enquête préliminaire.

L’autopsie, demandée par le parquet, conclut à un décès par hémorragie interne. « Ouvrir une information contre X pour homicide involontaire signifie qu’on estime qu’une faute a pu être commise », explique au« Quotidien » le Procureur de la République Bernard Farret, sans plus de précision.

Le directeur de l’hôpital Hervé Ducroquet reste serein : « Ou il y a eu une faute d’un professionnel et c’est normal que la famille fasse valoir ses droits. Ou il n’y a pas eu de faute et l’établissement sera mis hors de cause ». « Comme dans tout hôpital nous avons des contentieux, mais jamais de ce genre », précise-t-il.

 COLINE GARRÉ
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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