La semaine européenne d’urologie s’ouvre avec le congrès de l’AFU : objectif prévention

La semaine européenne d’urologie s’ouvre avec le congrès de l’AFU : objectif prévention

23.09.2013
  • 1379931235456102_IMG_111308_HR.jpg

    La semaine européenne d’urologie s’ouvre avec le congrès de l’AFU : objectif prévention

La prévention est une des préoccupations de la Semaine Européenne de l’Urologie qui débute ce lundi 23 septembre. Dans une conférence de presse préparatoire, l’Association Française d’Urologie attire l’attention sur les cancers urologiques (43% des tumeurs de l’adulte, 79 000 nouveaux cas/an, 17 700 décès/an), les facteurs de risque, les messages de prévention pour les patients, les populations à surveiller.

Cancers de la vessie

Les cancers de la vessie font plus de morts que la route (5000 décès/an) et leur fréquence s’accroît de 1 % par an (12 000 nouveaux cas en 2012). Une susceptibilité individuelle interfère avec des toxiques carcinogènes éliminés par le rein qui stagnent au contact de l’urothélium vésical, pour favoriser les mutations. Facteurs de risques validés : le tabagisme (Risque Relatif -2 à 10 - augmente avec les paquets/année) d’où l’importance d’accompagner le sevrage tabagique ; les toxiques professionnels (recommandations sur le chlore, désinfectant des eaux de boisson (des mesures sanitaires sont prises) ; la schistosomiase ; des anticancéreux, la radiothérapie pelvienne(30 à 60Gy).

Le long délai d’apparition (parfois 20 ans) rend l’interrogatoire du patient fondamental. La cytologie urinaire est l’examen le plus adapté au dépistage : la répéter régulièrement (1 à 3x/an) chez les sujets à risque. Attention : des signes irritatifs (pollakiurie…) liés à un cancer de la vessie peuvent être mis sur le compte d’un adénome de la prostate (qui peut coexister).

Cancer du rein

Le cancer du rein (11 500 nouveaux cas /an) est la 7e cause de décès par cancer. Facteurs de risque : tabac (30 % des cas, le sur risque fumeurs/non-fumeurs (+ 50 % chez l’homme, +30 % chez la femme) augmente avec les paquets/année, disparaît après 10 ans d’arrêt) ; trichloréthylène (méta-analyse, Karami, 2012) ; radiations ionisantes (accidents nucléaires) ; prédisposition familiale (rare 1 % des cancers, sujets jeunes, enquête familiale) ; obésité (1/4 des cancers du rein) ; HTA non contrôlée (risque multiplié par 2,5) ; insuffisance rénale.

Cancers des voies excrétrices supérieures

Les cancers des voies excrétrices supérieures sont rares, favorisés par le tabac, les toxiques professionnels (cf. vessie), la lithiase urinaire si inflammation chronique, et la néphropathie endémique des Balkans (liée à l’absorption de plantes ou supplémentations contenant de l’acide aristolochique, parfois non indiqué sur internet (phytothérapie, homéopathie amincissante).

Cancers du testicule

Les cancers du testicule (2317 nouveaux cas en 2012) : les anomalies de descente des testicules (ectopie et cryptorchidie), favorisés par la prématurité multiplient le risque par 50 à 100 en absence de chirurgie et par 4 seulement après chirurgie. À 1 an, la chirurgie est indiquée si les 2 testicules ne sont pas descendus. Inciter les jeunes et les hommes à palper et comparer leurs testicules (épididyme, canal déférent puis testicule) au calme, après la douche à la recherche d’une anomalie de consistance ou de volume.

Tumeurs du pénis

Les tumeurs du pénis sont rares, favorisées par manque d’hygiène locale (phimosis ou manque d’hygiène) et infections chroniques, d’où l’importance de décalotter et d’une toilette complète (homme âgé dépendant).

Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate, 3e cause de décès de l’homme est favorisé par l’âge avancé, l’ethnie (Afrique subsaharienne, Antilles), les antécédents familiaux ; Sont suspects : la chlordécone (pesticide de cultures de bananes), l’alimentation riche en graisse et pauvre en fruits et légumes.

L’exercice physique régulier et le régime méditerranéen riche en fruits et légumes protègent. Pourraient protéger : poissons gras, légumes crucifères, ail, curcuma, café, graisses végétales, extraits de grenade et thé vert. Attention aux compléments alimentaires : au mieux sans intérêt (carotène, vitamine C), peu probants (lycopène) voire à risque (vitamine E) ! Une supplémentation a fait l’objet d’une publication intéressante.

D’après la conférence de presse de l’Association Française d’Urologie le 19 septembre 2013

Dr SOPHIE PARIENTÉ
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Recherche sur les cellules souches : un débat éthique, un casse-tête réglementaire et un défi industriel

Abonné
accroche

Les applications potentielles des cellules souches dans le domaine de la recherche et de la santé sont immenses. Dans la pratique, elles... Commenter

Rénovation du dépistage néonatal : vers la création d'un centre national de coordination

dépistage néonatal

Le ministère de la Santé lance un appel à candidatures national pour désigner le centre hospitalier universitaire qui accueillera le futur... Commenter

Le Dr Yannick Schmitt élu à la présidence de ReAGJIR

Le Dr Yannick Schmitt a été élu à la présidence du Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants (ReAGJIR) à... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter