Journée mondiale de l’asthme : l’espoir de la médecine personnalisée

Journée mondiale de l’asthme : l’espoir de la médecine personnalisée

07.05.2013
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    Journée mondiale de l’asthme : l’espoir de la médecine personnalisée

L’asthme touche plus de 4 millions de Français, soit 6,7 % de la population. C’est la maladie chronique la plus fréquente chez les enfants (9 % sont concernés). Un millier de personnes en meurent chaque année. Pourtant, il reste sous-diagnostiqué, insuffisamment pris en charge et mal contrôlé chez 6 asthmatiques sur 10. « Il persiste de nombreuses craintes vis-à-vis des traitements, des idées fausses, des croyances erronées, qui retardent la prise en charge », déplore l’association Asthme & Allergies*.

À l’occasion de la journée mondiale ce 7 mai, l’association fait le point sur les nouveautés des traitements. L’identification des phénotypes de l’asthme ouvre la voie à une médecine personnalisée. À titre d’exemple, l’association rappelle les 3 types d’asthme identifiés chez le nourrisson : l’asthme viro-induit, léger, l’asthme non-allergique, difficile à contrôler et plus fréquent chez les filles, et l’asthme associé à des facteurs déclenchants multiples, comme l’eczéma (75 % des cas) ou l’allergie (90 %), plus fréquent chez les garçons. Chez les enfants de 6 à 12 ans, on distingue les asthmes légers, avec une seule allergie responsable, et les asthmes plus sévères, avec plusieurs allergies.

La recherche thérapeutique se poursuit avec notamment des molécules qui agissent sur le contrôle des éosinophiles. Des techniques sont aussi en cours d’expérimentation pour traiter l’asthme sévère, comme la thermoplastie bronchique (chauffage du muscle bronchique par endoscopie), qui réduirait l’hyperréactivité des voies aériennes.

Une application pour le suivi

L’association rappelle que des traitements symptomatiques existent aujourd’hui, parallèlement à la désensibilisation et attire l’attention sur le contrôle de l’asthme. Les asthmatiques devraient ainsi identifier les facteurs déclenchants d’une crise, variable selon chacun (infections respiratoires, allergènes, fumées, odeurs fortes, exercice, changements de temps, médicaments...). Ils doivent aussi reconnaître les signes d’aggravation, dont les plus courants sont un recours plus fréquent aux bronchodilatateurs inhalés, une gêne pour respirer, des réveils nocturnes, ou la diminution de la mesure du souffle évaluée par le peak-flow. Le suivi par le médecin est enfin indispensable à travers le plan d’action personnalisé (PAP). Une application grauite, Mon asthme, est aujourd’hui à la disposition des asthmatiques pour les aider à améliorer le suivi et le dialogue avec leur médecin traitant lors des consultations. Labellisée par l’Association Asthme & Allergies et le Comité national contre les maladies respiratoires (CNMR), l’application est disponible en téléchargement sur l’App Store pour iPhone, iPad et iPod Touch et sur Google Play pour Android.

*Numéro vert : 0800 19 20 21 ou www.asthme-allergies.org

 C. G.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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