En Limousin, le généraliste reste accessible, le spécialiste moins

En Limousin, le généraliste reste accessible, le spécialiste moins

26.04.2013
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    En Limousin, le généraliste reste accessible, le spécialiste moins

Une enquête de l’Observatoire de la santé du Limousin a permis d’identifier les difficultés rencontrées par la population pour recourir à des soins libéraux ou hospitaliers.

Les médecins généralistes peuvent facilement être consultés dans un délai d’un à deux jours. Les patients rencontrent davantage de difficultés pour obtenir des soins dentaires ou en médecine spécialisée. Tels sont les principaux résultats de l’étude de grande envergure commandée par l’ARS du Limousin et réalisée par voie postale auprès d’un échantillon de 5 003 foyers tirés au sort (24,2 % de réponses) dans 150 communes de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne.

Quelque 91 % des répondants jugent « facile » d’obtenir un rendez-vous chez leur médecin de famille. Ils ne sont plus que 64 % à penser de même pour une consultation chez un dentiste, 44 % lorsqu’il s’agit de rencontrer un médecin hospitalier et seulement 39 % pour accéder à un spécialiste libéral.

Jusqu’à six mois d’attente en ophtalmo

Le délai de rendez-vous varie selon les spécialités : il est en moyenne de 10 jours pour les radiologues, 15 jours pour les psychiatres libéraux, 3 semaines pour la plupart des spécialistes de ville, 6 mois environ pour les ophtalmologistes (4 mois en Creuse) et de 30 jours pour une consultation externe hospitalière.

De nombreuses familles sont amenées à renoncer à des soins ambulatoires en raison de ces délais (c’est le cas de 37 % des foyers sondés), du caractère d’urgence de la consultation (22 %), du coût (20 %, essentiellement pour des soins dentaires et spécialisés). La distance est invoquée par 10 % des foyers comme motif de renoncement à des soins (19 % en Creuse).

« Ces difficultés d’accès aux soins sont aggravées par les dépassements d’honoraires dans le privé », affirment les auteurs de l’étude, puisque 54 % des foyers ont au moins une fois renoncé à des soins pour cette raison au cours des 3 dernières années.

12 maisons de santé en projet

Un foyer sur cinq dit avoir retardé ou renoncé à une hospitalisation, le plus souvent pour des motifs personnels mais parfois aussi pour des raisons financières (5 % des foyers) ou par absence de moyen de transport (moins de 4 %).

Pour améliorer l’accès aux soins dans la région, six maisons de santé ont été installées en Limousin. Une douzaine devrait ouvrir d’ici à la fin de l’année alors que 30 dossiers ont été déposés, a indiqué l’ARS au quotidien Le Populaire du Centre.

 CH. G.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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