Le cerveau aussi fait son nettoyage de printemps

Le cerveau aussi fait son nettoyage de printemps

17.04.2013
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    Le cerveau aussi fait son nettoyage de printemps

De nombreuses années de recherche sur la souris ont conduit à la mise en évidence d’un mécanisme d’autophagie, qui permet aux cellules souches neurales de se maintenir toujours prêtes à remplacer les vieilles cellules cérébrales et nerveuses endommagées.

Tranquillement, ces cellules souches cachées dans les profondeurs du cerveau, attendent le moment où selon les besoins, elles se différencieront en l’un ou l’autre des types cellulaires. Des scientifiques de l’Université du Michigan ont découvert ce qu’ils nomment « le nettoyeur de printemps » qui permet de débarrasser les débris indésirables contenus dans les cellules et de maintenir ces dernières à leur stade de cellules souches.

Une protéine en particulier, FIP200 (famille des kinases d’adhésion), gouverne le processus de nettoyage, autrement dit l’autophagie. Une réduction de FIP200 et les cellules s’endommagent elles-mêmes pour finir pas se lyser. Si on réduit la présence de FIP200 dans une région cérébrale précise chez la souris, cette région commence à involuer.

Une parade aux pathologies du vieillissement ?

« Ces découvertes aident à comprendre pourquoi en vieillissant le cerveau et le système nerveux peuvent être atteints par des dommages permanents, car le ralentissement de l’autophagie empêche le déploiement des cellules de remplacement. » Si cette notion est confirmée chez les humains, cela pourrait aider à trouver des parades à certaines pathologies cérébrales du vieillissement.

Selon beaucoup d’auteurs, l’autophagie est un phénomène crucial pour de nombreux types de cellules souches, des cellules embryonnaires comme des cellules souches cancéreuses. L’autophagie permet de réguler le niveau des espèces réactives d’oxygène (radicaux libres), qui se développent dans des régions à faible teneur en oxygène, et causent des anomalies de différenciation des cellules.

Des recherches ont lieu actuellement sur des cellules de cancer du sein, car il y a eu des observations montrant un effet de la délétion du gène de FIP200 sur l’activité de la protéine P53, suppresseur de tumeur.

Nature Neuroscience, doi :10.1038/nn.3365.

Dr BÉ.V.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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