Nouveau calendrier vaccinal simplifié : moins d’injections chez le nourrisson

Nouveau calendrier vaccinal simplifié : moins d’injections chez le nourrisson

15.04.2013
  • 1366032710425597_IMG_103149_HR.jpg

    Nouveau calendrier vaccinal simplifié : moins d’injections chez le nourrisson

Le ministère de la Santé publie un nouveau calendrier vaccinal simplifié. Inspirée de l’expérience de la Suède, du Danemark, de la Finlande ou encore de l’Italie, après avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP), la version 2013 vise à optimiser le nombre d’injections nécessaires et à rendre les âges des rendez-vous vaccinaux davantage mémorisables par les professionnels de santé et le public. Elle intègre d’importantes modifications en termes de primovaccination et de rappels pour l’ensemble de la population générale.

Aperçu des principaux changements entre ancien et nouveau calendrier

vaccins2013.png

DTCaPHib : d’un schéma 3+1 à 2+1 et rappels avancés

La première vaccination polyvalente (anti diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, et infections invasives à Hæmophilus influenzæ de type B) pour les nourrissons passe d’un schéma 3+1 (3 injections à un mois d’intervalle, et un rappel à 16-18 mois) à 2+1, avec 2 injections à 2 et 4 mois, suivies d’un rappel avancé à 11 mois. Selon un document de l’INPES, l’expérience des 4 pays européens précités et une meilleure connaissance de la durée de protection des vaccins justifient cette simplification.

Néanmoins, la France ne colle pas tout à fait aux shémas suédois, danois, finlandais et italien, qui préconisent un premier vaccin à 3 mois. Débuter la vaccination à 2 mois permet d’éviter la survenue des méningites qui affectent les plus petits nourrissons. L’intervalle de 2 mois entre les deux doses assure une bonne réponse immunitaire, de même qu’un rappel à 11 mois, lorsque le système immunitaire a atteint un état de maturation suffisant.

Contre la coqueluche, un rappel est rajouté à 6 ans, combiné à celui déjà prévu contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, avec un vaccin aux concentrations normales d’anatoxine diphtérique et d’antigènes coquelucheux (DTCaP). Puis à 11-13 ans, un rappel est recommandé avec un vaccin contenant des concentrations réduites (dTcaP).

Pour l’adulte, des rappels contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (dTP) se font désormais à âge fixe : 25, 45 et 65 ans, puis tous les 10 ans en tenant compte de l’immunosénescence. Un rappel contre la coqueluche à dose réduite est recommandé à 25 ans, notamment en complément de la stratégie du cocooning à l’occasion d’une grossesse.

ROR : une vaccination pour tous à 12 mois

Le nouveau calendrier prévoit l’administration de la 1ère dose de vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) pour tous les enfants à 12 mois, quel que soit le mode de garde (en dehors de période épidémique). La deuxième dose est avancée à l’âge de 16-18 mois, au lieu de 13-24 mois. Auparavant, le premier vaccin était conseillé dès 9 mois pour les nourrissons accueillis en collectivité.

« En dehors des périodes épidémiques telles qu’observées en France entre 2008 et 2011, le risque de contracter la rougeole n’est pas plus élevé chez un nourrisson admis en collectivité que chez un nourrisson bénéficiant d’un autre mode de garde » précise l’INPES.

HPV : dès 11 ans

Comme le préconisait déjà le HCSP en janvier, le calendrier vaccinal propose d’avancer l’âge d’initiation de la vaccination contre le papillomavirus (HPV) chez les jeunes filles à 11 ans, et non 14 ans, pour une meilleure réponse immunitaire.

La mesure est aussi symbolique et pourrait améliorer l’acceptabilité de cette vaccination. « Recommander l’initiation de la vaccination entre 11 et 14 ans plutôt qu’à 14 ans introduit plus de souplesse et permet au médecin et à la famille, en fonction de leurs perceptions, de proposer la vaccination soit à un âge où il n’est pas indispensable d’aborder la question de la sexualité, soit plus tard dans le cadre d’une information sur la sexualité et les maladies sexuellement transmissibles » explique l’INPES.

L’âge du rattrapage passe à 15-19 ans, et non plus 15-23 ans pour diminuer le risque de vacciner des femmes déjà infectées.

Transition entre ancien et nouveau calendrier

Le ministère de la Santé demande aux professionnels de santé de se recaler le plus rapidement sur le nouveau calendrier. Un tableau les guide dans cette période de transition.

vaccins2013_bis_0.png

 COLINE GARRÉ
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
17.04.2013 à 23h19

« Pourquoi n'a-t-on pas "réagi plus tôt" ? (comme d'autres pays européens) et surtout pourquoi ne revaccinons-nous pas "scientifiquement" (= objectivement) en dosant les anticorps car nous ne sommes p Lire la suite

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

HTA : les 10 axes et les 60 propositions de la SFHTA

hta

L'HTA est banalisée en France et trop souvent perçue comme un simple facteur de risque cardio-vasculaire, s'inquiète la Société française... 1

Migrants : le Défenseur des droits s'alarme d'une défaillance des droits fondamentaux

ddd

Le monde associatif saisit le défenseur des droits (DDD), Jacques Toubon, ce 18 décembre, journée internationale des migrants, avec... 1

Un quart des ophtalmologistes refusent les nouveaux patients, selon un sondage

Les Français attendent en moyenne 87 jours pour obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste, constate une étude nationale* réalisée par... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter