Chiens diabétiques : succès à long terme d’une thérapie génique

Chiens diabétiques : succès à long terme d’une thérapie génique

08.02.2013
  • 1360330058408826_IMG_98698_HR.jpg

    Chiens diabétiques : succès à long terme d’une thérapie génique

Les résultats obtenus par une équipe espagnole sur des chiens diabétiques constituent-ils un espoir de guérir un jour le diabète de l’homme par une thérapie génique ? En tous cas, avec quatre ans de recul, ces animaux vont parfaitement bien.

Il y a quelques années, l’équipe de Fatima Bosch (Université Autonome de Barcelone) a montré chez des souris diabétiques (diabète induit par streptozotocine) qu’une thérapie génique consistant à administrer par voie intramusculaire le gène de l’insuline et le gène de la glucokinase permettait de restaurer et de maintenir une normoglycémie à jeun et après les repas pendant plus de quatre mois. Ce qui démontrait que ces deux gènes permettaient d’obtenir l’expression d’un détecteur de glucose dans le muscle.

Il fallait voir ce qu’il en était chez des animaux plus gros, notamment des chiens.

Normalisation de la glycémie à jeun

Ainsi, chez des chiens diabétiques, les chercheurs ont administré dans une patte arrière par voie IM, d’une part le gène de l’insuline, d’autre part, le gène de la glucokinase, ces deux gènes étant administré par le biais d’un vecteur adénoviral (virus adéno-associé de type 1).

Résultats : pendant une période supérieure à quatre ans, on a observé chez les chiens diabétiques ainsi traités une normalisation de la glycémie à jeun, une utilisation accélérée de la charge en glucose et l’absence d’hypoglycémie à l’exercice. Parallèlement, il s’est produit une normalisation du poids des chiens, une réduction des taux des protéines plasmatiques glycosylées et une survie sans complication du diabète.

En revanche chez les chiens n’ayant reçu qu’un transfert de gène (soit le gène de l’insuline, soit le gène de la glucokinase), il n’a pas été obtenu de correction du diabète. Ce qui indique que l’action synergique des deux gènes est nécessaire pour obtenir un effet thérapeutique. « Cette étude constitue la première preuve de concept, dans un gros modèle animal, de l’approche par transfert de gène dans le traitement du diabète », concluent les chercheurs espagnols.

David Callejas et coll. Diabetes, édition en ligne du 1er février 2013.

 Dr EMMANUEL DE VIEL
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Agnès Buzyn écarte à nouveau la coercition à l'installation

Buzyn

Agnès Buzyn a écarté ce mercredi la proposition d'un conventionnement sélectif des médecins de secteur II dans les zones surdotées, piste... 1

Une étudiante en PACES de Marseille se suicide, la communauté médicale en émoi

suicide Fac marseille

Une étudiante inscrite en première année commune aux études de santé (PACES) à la faculté de médecine d'Aix-Marseille vient de se donner la... 6

Lévothyrox: le Conseil d'État donne raison au gouvernement dans sa gestion des effets indésirables

Levothyrox

Le Conseil d'État a donné raison ce 13 décembre au gouvernement, face à un patient traité avec le médicament Levothyrox, qui avait saisi en... 3

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter