Mediator et préjudice : sur 836 avis rendus, 64 dossiers imputés dont 62 valvulopathies

Mediator et préjudice : sur 836 avis rendus, 64 dossiers imputés dont 62 valvulopathies

31.01.2013
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Le collège d’experts en charge de l’examen des demandes d’indemnisation des victimes du Mediator lève un coin du voile sur sa méthodologie de travail pour répondre aux critiques. Les associations de victimes lui reprochent un taux de rejet des dossiers - 92 % - trop élevé.

Comment les experts se prononcent-ils sur les cas de valvulopathies mineures ? C’est tout l’enjeu du débat. À ce jour, 836 avis ont été prononcés. Soixante-quatre de ces avis sont positifs (le préjudice observé est imputé au benfluorex) : 2 pour une HTAp, et 62 pour une valvulopathie. Il s’agit surtout d’atteintes valvulaires mineures ; les fuites valvulaires de stade 3 et 4 sont très rares. Une comorbidité associée, non imputable au Mediator, est identifiée dans la moitié des dossiers jugés recevables. Il peut s’agir d’une pathologie pulmonaire, d’une insuffisance coronaire, d’un trouble du rythme cardiaque, d’un cancer, de l’obésité. Voire d’une autre valvulopathie, mais considérée comme non imputable.

Des médecins prescripteurs mis en cause

Parmi les 697 rejets au fond, 339 dossiers concernent une pathologie valvulaire causée autrement que par le Mediator ; 67 dossiers sont relatifs à une fuite isolée de bas grade, pour lesquels une autre cause que le benfluorex n’a pu être identifiée. Il s’agit là des cas les plus polémiques. Le Mediator peut être la cause de ces valvulopathies, mais les experts n’ont pas été en mesure de le démontrer formellement.

À noter, un nombre élevé de demandes d’indemnisation a été rejeté d’emblée car le patient présente une pathologie sans rapport aucun avec le Mediator (174 maladies cardiaques non valvulaires, 90 maladies non cardiaques...).

Autre information : sur les 7 734 dossiers reçus par l’ONIAM, 707 mettent en cause un ou plusieurs médecins prescripteurs. Le collège d’experts a la charge de vérifier si l’indication du Mediator a été ou non respectée. À ce stade, aucun avis définitif n’a été rendu qui mette en cause un médecin.

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Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Source : Oniam

DELPHINE CHARDON
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
01.02.2013 à 07h13

« Les dés sont pipés !...Dans la majorité des cas où coexistent des facteurs additifs, valvulopathie au MEDIATOR et valvulopathie à une autre cause : dégénérative en particulier, il n'y aucun moyen de Lire la suite

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