Tarifs hospitaliers : les anesthésistes du SNPHAR-E mécontents des arbitrages

Tarifs hospitaliers : les anesthésistes du SNPHAR-E mécontents des arbitrages

21.01.2013
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La baisse envisagée des tarifs des hôpitaux (1,71 %) et des cliniques (0,53 %) n’en finit pas de faire parler d’elle.

À son tour, le SNPHAR-E (membre de l’intersyndicale Avenir hospitalier) dénonce cette politique budgétaire., inéquitable à ses yeux. Le syndicat s’agace de la « différence de traitement » entre les secteurs public et privé, qu’il associe à une « sanction » de l’hôpital, alors que son « activité a crû de 3,6 % en 2012 tandis que les soins de ville n’ont augmenté que de 0,5 % ».

Dénonçant l’approche « purement tarifaire du financement des hôpitaux publics », les anesthésistes réanimateurs du SNPHAR-E disent ne pas « pouvoir accepter de faire toujours plus d’actes avec de moins en moins de personnel ». Le syndicat en appelle à un « rééquilibrage du financement – 50 % à l’activité et 50 % en dotations – et refuse toute complexification illusoire de la tarification à l’activité (T2A) ».

Financement en tuyaux d’orgue

Le SNPHAR-E rappelle que l’hôpital a « pleinement rempli [son] rôle d’"amortisseur social" » en 2012, dans des conditions de crise associant « faible croissance et difficultés financières des patients ».

Le syndicat estime surtout que l’arbitrage tarifaire pour 2013 est révélateur d’une « tare majeure » du système de santé français : « son financement cloisonné en tuyaux d’orgue (ville, hôpital, médico-social) qui ignore complètement la transversalité des parcours de soins ».

Le SNPHAR-E fustige enfin deux autres « différences de traitement » : d’une part, les cliniques sont les seules à bénéficier des effets du pacte de compétitivité (réduction de leurs charges sociales) ; en maintenant le gel des dotations MIGAG, les tutelles « ne respectent pas leur engagement initial » d’autre part. C’est donc une « triple peine » qu’on inflige à l’hôpital public, regrette le syndicat.

 A.B.-I.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 2 Commentaires
 
22.01.2013 à 07h51

« Voilà l'exemple démonstratif des querelles débiles à la Française, où les lobbies s'engouffrent sans réfléchir ? Ou à dessein ? Dans cette guerre débile : Public contre Privé ? Pourtant notre pays d Lire la suite

Répondre
 
21.01.2013 à 17h11

« L'hôpital public a la mémoire courte et sélective, car on pourrait sans difficulté leur faire calculer les différences de traitement avec le secteur privé depuis fort longtemps. Ce qui ne manque pas Lire la suite

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