Une dure saison pour la peau, même en plaine

Une dure saison pour la peau, même en plaine

02.01.2013
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    Une dure saison pour la peau, même en plaine

Point n’est besoin de fréquenter les hautes altitudes de montagne, le risque de pathologies cutanées dues au froid est présent à chaque sortie en hiver, surtout en cas d’humidité.

Parmi les nombreuses fonctions de protection que remplit la peau figure celle de barrière vis-à-vis des variations climatiques, notamment le refroidissement.

« L’adaptation circulatoire au froid qui vise à préserver la température interne corporelle normale peut cependant avoir des conséquences péjoratives et principalement sur la peau, pénalisée par l’afflux de sang vers les organes "nobles" de l’organisme, qui se fait au détriment des petits capillaires sous-cutanés des extrémités », explique le Dr Henry Pawin (dermatologue, Paris).

De plus, à l’intérieur des pièces, l’atmosphère parfois surchauffée et desséchée, constitue également un mode d’agression de la peau et entraîne un desséchement cutané. L’air étant plus sec, la couche cornée se met en équilibre avec la concentration en eau de son environnement et perd de l’eau. Moins bien hydratée, la peau est plus sensible aux effets néfastes du froid.

Sécheresse, rougeurs, crevasses...

Les pathologies dues au froid sont de plusieurs types.

Tout d’abord, la peau devient sèche, elle tiraille : les premiers signes sont des démangeaisons et des picotements. La sécheresse de la peau est à l’origine d’irritations, de rougeurs ou de dartres fréquentes sur le visage des enfants. « Les personnes âgées qui ont déjà une peau très sèche sont également, particulièrement sensibles au froid », ajoute le Dr Henry Pawin.

« Puis, cette simple gêne peut aboutir à des crevasses ou à des gerçures, fissures de l’épiderme touchant surtout les mains et les pieds. Les lèvres, en raison de l’absence de sécrétion en sébum, sont également exposées au risque de fissures ou cheilites. » On conseillera d’appliquer des baumes protecteurs gras, isolants contenant parfois des filtres, plusieurs fois par jour.

Sportifs, attention aux engelures

Si l’humidité s’ajoute au froid, même peu intense (8 à 10 °C), elle provoque des engelures, enflures rouges et douloureuses. Ces lésions inflammatoires se présentent comme une tuméfaction rouge se décolorant à la pression, accompagnée de paresthésie. Elles siègent surtout au niveau des doigts, des orteils, parfois du nez et des oreilles.

« L’intérieur des cuisses peut être également touché chez les sujets qui pratiquent leur jogging, en n’étant pas suffisamment couverts ou ayant une circulation sanguine défectueuse par la compression de collants. Ils présentent des rougeurs, se grattent et finissent par consulter... », souligne le Dr Henry Pawin. Dans les engelures, la douleur survient lors du retour au chaud avec une exacerbation de la sensation de prurit. Il faut réchauffer progressivement les zones atteintes. La guérison est spontanée en 2 à 3 semaines mais des ulcérations et surinfections sont toujours possibles Elles ont tendance à récidiver chaque hiver. La prévention passe par le port de vêtements chauds, isolants et imperméables tout en permettant d’évacuer la sueur.

Le froid contribue aussi à aggraver certaines dermatoses chroniques (dermatite atopique, ichtyose, couperose…) syndrome de Raynaud et de façon plus rare, livedo et urticaire au froid.

Les barrières cosmétiques

Sur le plan dermocosmétique, la prévention consiste à apporter à la peau le mélange de graisse et d’eau qui va s’opposer à sa déshydratation. Les crèmes utilisées dans la protection contre le froid visent à restaurer le film hydrolipidique de surface. Elles contiennent des actifs protecteurs spécifiques à base de corps gras qui visent à freiner l’évaporation de l’eau. Ces substances filmogènes ou occlusives s’opposent au transfert de l’eau de la peau vers le milieu extérieur. Pour des peaux très sèches, une crème riche en lipides : cold cream ou émulsion E/H est conseillée. Pour les peaux normales, les émulsions H/E sont plus adaptées.

 CHRISTINE FALLET
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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