La PI3K, un nouveau marqueur de sepsis grave

La PI3K, un nouveau marqueur de sepsis grave

16.11.2012
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    La PI3K, un nouveau marqueur de sepsis grave

La PI3K pourrait transformer la prise en charge, et donc le pronostic, des sepsis graves. Contrairement à ce qui est communément admis, la fonction hépatique serait perturbée très tôt au cours d’un sepsis, comme le suggère une équipe dirigée par l’Allemand Peter Recknagel à l’hôpital universitaire Jena. La PI3K (pour phosphatidylinositol-3-kinase) jouerait alors un rôle important dans la survenue d’une défaillance hépatique au cours d’un sepsis et serait augmentée très tôt dans les formes graves, dès les premières heures du processus infectieux chez le rongeur. Si l’intérêt se confirme en clinique, ce marqueur pourrait être très utile pour améliorer la mortalité élevée au cours des sepsis sévères, de l’ordre de 30 à 50 %.

« Tous les aspects de la biotransformation hépatique sont touchés, avec une sévérité corrélée au pronostic ultérieur », expliquent les auteurs. Dans un modèle murin de péritonite, les chercheurs ont ainsi constaté chez l’ensemble des animaux, les survivants et les autres, à la fois une cholestase, une faible élimination des xénobiotiques et une mauvaise conjugaison des acides biliaires. La PI3K était augmentée très tôt après l’induction du sepsis, mais uniquement parmi les animaux ayant trépassé. Chez l’homme, l’équipe a constaté chez 48 sujets que la PI3K était augmentée le jour où le diagnostic de sepsis était posé.

Pour les auteurs, ces résultats suggèrent que l’étude de la fonction hépatique pourrait être utilisée afin d’identifier précocement les malades à risque de sepsis grave. « Ils (ces résultats) ont des implications importantes concernant la prescription médicamenteuse chez les sujets gravement malades de sepsis, de sorte que certaines molécules couramment administrées pourraient ne pas être correctement détoxifiées et contribuer à aggraver la défaillance d’organe. » De plus, le fait que les rongeurs n’exprimant pas le gène de la PI3K n’ont pas souffert de cholestase suggère que l’inhibition de ce gène pourrait être une piste de traitement de la cholestase septique.

PLOS Medicine, publié en ligne le 13 novembre 2012.

 Dr IRÈNE DROGOU
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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