Les garçons aussi ont une puberté plus précoce

Les garçons aussi ont une puberté plus précoce

23.10.2012
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    Les garçons aussi ont une puberté plus précoce

C’est connu et admis pour les filles. Etude* à l’appui, le développement pubertaire des filles est plus précoce que celui inscrit dans les référentiels d’avant 1990. Cette première observation qui date de 1997 avait été conduite par un collectif de pédiatres américains – PROS (Pediatric Research in Office Settings network) – établi depuis 1986 et qui regroupe aujourd’hui plus de 1 700 pédiatres en activité, répartis sur 50 Etats américains, à Porto Rico et au Canada.

Ce même collectif vient de présenter lors du récent congrès de l’Académie américaine de pédiatrie des données concernant les garçons. L’âge de la puberté masculine est aussi avancé, de 6 mois à 2 ans, par rapport aux données des études antérieures, et selon l’ethnie.

De 6 mois à 2 ans d’avance

Quatre mille cent trente et un garçons recrutés par 144 unités pédiatriques ont participé à cette observation qui consistait essentiellement à recueillir les marqueurs du développement pubertaire segmenté en 5 stades (voir tableau ci-après) pour les garçons (comme pour les filles).

La moyenne d’âge pour le stade 2 génital est de 10,14 ans chez les Blancs, de 9, 14 ans chez les Afro-Américains et de 10,04 ans chez les Hispaniques. Pour le stade 2 de la pilosité pubienne, l’âge moyen est respectivement pour les Blancs, les Afro-Américans et les Hispaniques, de 11,47 ans, 10,25 ans et 11,43 ans.

Un volume testiculaire à 3 ml est observé à l’âge moyen de 9,95 ans chez les garçons Blancs, de 9,71 ans pour les Afro-Américains et de 9,63 ans chez les Hispaniques. Les garçons d’origine Afro-américaine présentent systématiquement des moyennes d’âge inférieures pour le développement de la pilosité pubienne et des organes génitaux aux stades 2 et 4 (p < à 0,0001).

« Les données actualisées sur les caractéristiques pubertaires de garçons étaient manquantes, a estimé le Dr Marcia E. Herman-Giddens, auteur de l’étude. Elles étaient très attendues par tous, pédiatres, autorités de santé et parents. » Aucune hypothèse physiopathologique est avancée. Concernant les filles, d’aucuns évoquaient l’influence des œstrogènes environnementaux mais s’agissant des garçons, ces substances auraient plutôt un rôle freinateur qu’accélérateur sur le développement pubertaire. Cette précocité qui n’est pas sans conséquence sociétale reste inexpliquée.

* Secondary Sexual Characteristics and Menses in Young Girls Seen in Office Practice: A Study from the Pediatric Research in Office Settings Network

** Secondary Sexual Characteristics in Boys: Data From the Pediatric Research in Office Settings Network. Pediatrics 2011-3291; publié en ligne le 20 Octobre 2012, doi:10.1542/peds.2011-3291

 

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Dr ANNE TEYSSÉDOU-MAIRÉ
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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