Les inégalités d’accès au parc IRM indignent un sénateur UMP

Les inégalités d’accès au parc IRM indignent un sénateur UMP

22.10.2012
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En matière de désertification médicale et d’inégalités d’accès aux soins, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) est régulièrement pointée du doigt comme l’un des maillons faibles du système de santé français. Jeudi dernier, le sénateur UMP du Val-de-Marne Christian Cambon a interpellé le gouvernement sur les « très importantes variations régionales » qui existent « en terme d’équipements IRM ».

En France, le délai d’attente pour obtenir une IRM est de 29,1 jours. « Et lorsqu’un médecin sollicite un rendez-vous en urgence, il n’en obtiendra pas un avant un délai moyen de 50 jours en Basse-Normandie, en Bretagne, en Pays de la Loire, dans le Limousin et en Corse », a rappelé le sénateur en séance publique. À l’inverse, 20 jours suffisent dans le Nord-Pas-de-Calais, en Ile-de-France et en Midi-Pyrénées.

9,8 appareils pour 1 million d’habitants

Selon les statistiques reprises par Christian Cambon, le parc IRM français dispose de 9,8 appareils pour un million d’habitants, soit deux fois moins que la moyenne européenne (19,5 appareils). « Nous sommes plus proches des statistiques de la République Tchèque que du Danemark », s’est-il agacé. Et de questionner : « Quelles initiatives le nouveau gouvernement souhaite-t-il prendre pour rattraper ce retard et garantir un accès aux soins à la fois meilleur et plus égalitaire sur l’ensemble du territoire ? ».

En réponse, le ministre des relations avec le Parlement Alain Vidalies a affirmé que la politique de Marisol Touraine sur la question sera « pragmatique ». « Développer le parc des IRM en les affectant prioritairement dans les zones les plus en besoin » ; « optimiser » leur utilisation en « organis[ant] les filières de soins, notamment en améliorant la permanence de soins en imagerie » et grâce à la télémédecine ; « éviter de mobiliser les IRM pour des usages inutiles ». La ministre compte privilégier ces trois axes plutôt que « réserver les IRM à ceux qui ont le bon carnet d’adresses », a conclu, Alain Vidalies.

 A.B.-I.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
22.10.2012 à 21h40

« Y z'auraient pu s'en occuper quand ils étaient au pouvoir, les UMP ! »

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