L’ANSM indique que les anciennes utilisatrices des pilules de 3e génération peuvent continuer

L’ANSM indique que les anciennes utilisatrices des pilules de 3e génération peuvent continuer

02.10.2012
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    L’ANSM indique que les anciennes utilisatrices des pilules de 3e génération peuvent continuer

Alors que les pilules de troisième génération, contenant comme progestatif du désogestrel, du gestodène ou du norgestimate, seront déremboursées à partir du 30 septembre 2013, selon l’avis de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a publié lundi un point d’information appelant au maintien de ces contraceptifs pour les utilisatrices de longue date.

Reprenant la revue de la littérature sur les risques de la pilule de l’Agence européenne du médicament (EMA), datée de mai 2011, l’ANSM confirme l’existence d’un risque de thrombose veineuse 2 fois plus élevé chez les femmes utilisant une pilule de 3e génération, voire de 4e génération (avec comme progestatif de la drospirénone) que chez celles qui recourent à la 2e génération (avec du lévonorgestrel ou du norgestrel). Aussi recommande-t-elle aux médecins de prescrire la 2e génération en première intention.

Le risque de thrombose veineuse est « bien connu, rare, mais grave », rappelle l’ANSM. Sur un an, un tel accident est attendu chez 0,5 à 1 femme pour 10 000 femmes non utilisatrices de pilules, 2 femmes pour 10 000 utilisatrices de la 2e génération, et 3 à 4 pour 10 000 utilisatrices des 3e ou 4e générations. Le risque de thrombose veineuse est aussi de 6 cas pour 10 000 femmes au cours de la grossesse. Dans environ 2 % des cas, l’issue est fatale.

Recherche des facteurs de risques

L’ANSM recommande néanmoins le maintien de la pilule de 3e génération « chez les femmes utilisatrices depuis une longue période dans la mesure où aucun facteur de risque connu de thrombose n’a été identifié. »

Et de rappeler que toute prescription d’un contraceptif oral combiné doit être précédée d’une recherche de facteurs de risques, via un interrogatoire complet sur les antécédents médicaux personnels et familiaux, l’identification d’un tabagisme, un examen clinique pour dépister une hypertension artérielle, et un bilan lipidique et un dosage de glycémique. « Le rapport bénéfice/risque doit être évalué pour chaque patiente ».

En outre, l’agence préconise d’informer les femmes du risque de thrombose et d’effectuer un suivi clinique pour surveiller la tolérance.

 COLINE GARRÉ
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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