Atterrissage forcé pour le médecin volant à Belle-Ile en Mer

Atterrissage forcé pour le médecin volant à Belle-Ile en Mer

28.09.2012
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    Atterrissage forcé pour le médecin volant à Belle-Ile en Mer

C’en est fini du médecin volant à Belle-Ile en Mer (Morbihan). Sur cette île située à environ 15 km de Quiberon, qui compte environ 5 000 habitants l’hiver, mais jusqu’à 35 000 durant la saison estivale, il ne restait plus depuis le début de l’année que trois médecins. Seuls deux assuraient des gardes.

Cette situation avait poussé l’ARS (Agence régionale de santé) de Bretagne à adopter un dispositif exceptionnel de permanence des soins. Proposé par le Dr Éric Henry, membre SML de l’URPS (Union régionale des professionnels de santé), le dispositif du médecin volant consistait à faire venir des praticiens libéraux du continent. En échange d’une rémunération de 1 050 euros par jour, ceux-ci assuraient des vacations de 24 heures. Outre la continuité des soins non programmés, ces médecins s’engageaient à assurer la permanence des soins ambulatoire, et une participation à l’aide médicale urgente.

Selon l’ARS elle-même, le dispositif fonctionnait plutôt bien depuis le 15 avril dernier, mais certains patients insulaires se plaignaient régulièrement de ne jamais revoir le même médecin. Les élus locaux se montraient peu tendres à l’égard d’un dispositif qu’ils jugeaient trop coûteux (190 250 euros pour six mois). Des médecins de la région reprochaient en outre au Dr Henry et à ses proches d’avoir phagocyté le dispositif à leur profit. Fin juillet, l’ARS indiquait que le dispositif, bien que prévu pour s’arrêter au 15 octobre, pourrait être reconduit, faute de présence libérale stable et suffisante sur l’île.

Une décision qui viendrait de l’ARS

Mais la donne a changé. Selon le Dr Éric Henry, l’ARS a décidé unilatéralement, et sans prévenir suffisamment à l’avance les médecins libéraux qui assurent encore aujourd’hui ces vacations, de modifier en profondeur le dispositif en le confiant désormais à des médecins salariés du Centre hospitalier de Vannes-Auray. « Alors que le 25 juillet dernier, l’ARS nous assurait que le dispositif perdurerait au-delà du 15 octobre, ajoute Éric Henry, ils nous ont dit à la mi-septembre qu’ils y mettaient fin à cette date ».

De son côté, l’ARS se refuse pour le moment à tout commentaire et se contente d’indiquer que les grandes lignes du futur dispositif de PDS à Belle-Ile seront dévoilées mardi prochain.

Seule certitude, l’ARS a bien fait paraître récemment dans la presse professionnelle, et notamment dans nos colonnes, une annonce ainsi libellée : « Le Centre hospitalier de Vannes - Auray (56) recherche des médecins généralistes pour activité partagée entre médecin généraliste à Belle-Ile en Mer et le service des urgences du CH ».

 H.S.R.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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