Bypass gastrique : 60 % de diabète en moins à 6 ans

Bypass gastrique : 60 % de diabète en moins à 6 ans

20.09.2012
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    Bypass gastrique : 60 % de diabète en moins à 6 ans

Une large cohorte américaine, l’étude Utah, confirme l’intérêt du bypass gastrique dans la prise en charge du diabète chez les sujets ayant un IMC ≥ 35 kg/m2. À 6 ans, la rémission du diabète (définie comme la correction de la glycémie à jeun et la normalisation du taux d’hémoglobine glyquée) était de 62 % chez les sujets opérés par rapport à 8 % et 6 % dans les deux groupes contrôles.

La chance de voir son diabète se corriger était de 16,5 à 21,5 fois plus grande parmi les opérés. De plus l’incidence du diabète s’avère moins importante après chirurgie, de 2 % par rapport à 17 % et 15 % dans les groupes contrôles. Sans surprise la perte de poids à 6 ans était plus importante, de l’ordre de 27,7 % du poids initial par rapport à 0,2 % et 0 % dans chacun des 2 groupes non opérés. Le profil de risque cardio-vasculaire, incluant l’HTA et le bilan lipidique, était aussi significativement amélioré parmi les opérés.

Risque de nouveau diabète divisé par 5 à 9

L’étude a inclus 1 156 sujets obèses âgés de 18 à 72 ans entre juillet 2000 et juin 2011. Il s’agissait très largement de femmes (82 %) ayant un IMC de 45,9 kg/m2 en moyenne. Ont été inclus 418 sujets opérés, ainsi que 417 dans le groupe contrôle 1, désireux d’avoir un bypass mais non opérés au final, et 321 dans le groupe contrôle 2, sujets obèses issus de la population générale ne souhaitant pas avoir recours à la chirurgie bariatrique.

Même si la rémission du diabète à 6 ans n’est pas de l’ordre de 75 à 80 %, comme l’ont rapporté des études au suivi plus court, le bypass gastrique divise par 5 à 9 le risque de nouveau diabète par rapport aux sujets non opérés. De plus, l’amélioration de l’équilibre glycémique à 2 ans s’est maintenue à 6 ans. Le taux de suicides était très légèrement mais significativement augmenté (4 suicides et 2-3 intoxications) dans le groupe opéré, sans que l’on arrive à très bien l’expliquer. Ce qui souligne l’importance du suivi psychologique et émotionnel avant et après l’intervention.

Les résultats d’Utah corroborent ceux de l’étude suédoise SOS publiée fin août dans le New England Journal of Medicine. Les bénéfices attendus du bypass font penser que le nombre d’opérés devaient croître tant en fonction des progrès qui s’associent à la perte de poids, que deu fait de l’augmentation de la population obèse dans les projections les plus récentes.

JAMA. 2 012;308(11):1122-1131.

Dr IRÈNE DROGOU
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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