Nouvelles cibles dans le cancer pulmonaire à petites cellules

Nouvelles cibles dans le cancer pulmonaire à petites cellules

06.09.2012
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    Nouvelles cibles dans le cancer pulmonaire à petites cellules

Des différences moléculaires identifiées entre les cancers pulmonaires non à petites cellules (CPNPC) et les cancers pulmonaires à petites cellules (CPPC) ont indiqué deux nouvelles cibles thérapeutiques potentielles dans ce dernier, les protéines PARP1 et EZH2.

Les CPNPC forment 15 % des diagnostics des cancers pulmonaires (aux États-Unis, où l’étude a été menée). Les patients répondent initialement à la chimiothérapie. Mais des récidives surviennent assez rapidement chez pratiquement tous les sujets, explique Lauren Byers (Université du Texas, Houston).

Des traitements ciblés ont été développés dans le CPNPC au cours de la dernière décennie. Mais jusqu’ici, le seul traitement approuvé dans le CPPC est la chimiothérapie cytotoxique.

Byers et coll. ont réalisé une analyse protéomique en utilisant des biopuces à protéines (en reverse phase). Ce qui a permis de passer au crible plus de 200 protéines impliquées dans des voies de signalisation responsable de la croissance des cancers pulmonaires.

Des profils très différents entre CPNPC et CPPC sont apparus. Et cela a montré que dans le CPPC, quelques protéines de réparation de l’ADN sont présentes à un haut niveau, notamment PARP1, ainsi qu’une protéine impliquée dans le renouvellement des cellules cancéreuses, EZH2.

Une évaluation de PARP1 en tant que cible thérapeutique a été réalisée. Il existe déjà des inhibiteurs de PARP dans d’autres tumeurs, comme le sein et l’ovaire. Le CPPC est sensible aux chimiothérapies fondées sur le platine. Et les inhibiteurs de PARP ont une activité accrue quand ils sont utilisés sur les autres tumeurs sensibles aux platines.

Deux inhibiteurs de PARP ont été testés sur des lignées cellulaires de CPPC. Quand ils sont associés à d’autres traitements standards, la croissance des cellules des CPPC s’est réduite mais non celle des cellules neuroendocrines des CPNPC. De plus, le niveau d’expression de PARP1 est directement corrélé à la sensibilité de l’inhibiteur de PARP.

La prochaine étape va consister à réaliser les investigations précliniques.

Cancer Discovery, 4 septembre 2012.

 Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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