L’ensemble des cathinones classées comme stupéfiants

L’ensemble des cathinones classées comme stupéfiants

20.08.2012
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    L’ensemble des cathinones classées comme stupéfiants

Le ministère des Affaires sociales et de la Santé a décidé de classer comme stupéfiants l’ensemble des drogues de synthèse de la famille des cathinones par arrêté publié au « Journal officiel » du 2 août 2012, en raison de leur toxicité et du potentiel d’abus et de dépendance. Certaines de ces substances, à l’exemple de la méphédrone, étaient déjà inscrites en France sur la liste des stupéfiants ou sur la liste des psychotropes. Toutefois, l’apparition de nouvelles cathinones substituées et la survenue de cas d’intoxication, parfois graves, ont conduit le ministère chargé de la Santé à classer l’ensemble de cette famille de substances sur la liste des stupéfiants. Ce classement fait suite à une proposition du directeur de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) après avis de la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes.

Drogues de synthèse.

La cathinone, substance active extraite des feuilles de khat, plante d’Afrique utilisée pour ses propriétés stimulantes et hallucinogènes, possède une structure chimique proche de celle de l’amphétamine. Depuis le début des années 2000, des dérivés substitués (greffe d’un groupement chimique sur le cycle) sont apparus sur le marché européen des drogues récréatives. « La surveillance réalisée par le réseau national d’addictovigilance indique que la consommation des cathinones substituées est en augmentation en France et en Europe », indiquent le ministère et l’ANSM.

La plupart des cathinones qui circulent sont des drogues de synthèse, souvent consommées avec de l’alcool ou d’autres stupéfiants (cocaïne, cannabis, kétamine, MDMA). Les effets négatifs les plus fréquemment rapportés sont une agitation, des palpitations, une tachycardie, des vomissements et des maux de tête. Les autorités indiquent par ailleurs que ces produits sont vendus, notamment sur Internet, sous des appellations commerciales diverses, type NRG, engrais pour plantes ou sels de bain qui « sont sans rapport avec l’usage du produit ». L’ANSM met en garde les usagers sur la toxicité présentée par ces drogues et maintient une surveillance renforcée.

 Dr LYDIA ARCHIMÈDE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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