Contre le viol, combattre la tolérance vis-à-vis des agresseurs

Contre le viol, combattre la tolérance vis-à-vis des agresseurs

27.06.2012
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Rien ne devrait innocenter un violeur ! Tel est le message de la nouvelle campagne de sensibilisation et de prévention dévoilée mercredi par le Collectif féministe contre le Viol.

Chaque année, 50 000 à 75 000 femmes subissent un viol en France. Selon Emmanuelle Piet, médecin et présidente du Collectif féministe contre le viol, le message de la campagne de sensibilisation et de prévention cherche « à déconstruire l’idée que la victime est un peu responsable ». Car les idées reçues foisonnent. Et moins de 2 % des violeurs sont condamnés !

Orchestrée par l’agence New BBDO, la nouvelle campagne combat les réflexes d’autoprotection de la société en cas de viol au bureau, en discothèque et dans la chambre conjugale. Le violeur est connu de la victime dans 8 cas sur 10. Les agresseurs s’abritent derrière des phrases clichées : « Une femme ne s’habille pas sexy pour rien », « Une femme doit toujours satisfaire son mari », « Une femme qui ne veut pas doit refuser clairement ». L’objectif des visuels diffusés dans la presse à partir de ce vendredi est bien de casser les stéréotypes, trop souvent tolérés. Le slogan affiché, « Rien ne devrait innocenter un violeur » rappelle que « tout acte de pénétration sexuelle sans consentement est un viol ».

Chasser les idées reçues pour aider les victimes

Le viol reste souvent enfoui des décennies dans la mémoire des femmes, qui représentent 93,87 % des victimes. Résultat ? Au standard « Viol femmes Informations 0800.05.95.95 », la moitié des appels concernent des victimes adultes violées dans leur enfance. Et le scénario est souvent identique : elles commencent leur récit en se reprochant des choses : exemple, « j’avais bu », « je n’ai pas su dire non ».

Une grande partie du travail des aidants consiste à redonner aux femmes leur rôle de victime. Car la réaction classique face à l’agression sexuelle est la sidération. Cette incapacité de réagir, marquée par une déconnection au niveau du cortex, permet de supporter l’insupportable. Dans le secret du cabinet médical, le médecin peut aider les femmes violées à parler. À condition d’être formé sur la question.

* Le Collectif féministe contre le viol s’est constitué en 1985 pour dénoncer et lutter contre le viol et les autres agressions sexuelles, instruments et expressions de domination. www.cfcv.asso.fr

 CHRISTINE COINTE
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 2 Commentaires
 
02.07.2012 à 17h00

« Et que dire des cas d'inceste qui ne relèvent même plus du code pénal ? »

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29.06.2012 à 08h19

« Que faire ? Si ce n'est pas condamné, alors....faire justice soi-même ? »

Répondre

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