Ouverture du procès Mediator au tribunal de Nanterre

Ouverture du procès Mediator au tribunal de Nanterre

14.05.2012
  • 1337006678348799_IMG_83776_HR.jpg

    Ouverture du procès Mediator au tribunal de Nanterre

Le premier procès pénal du Mediator s’est ouvert ce lundi matin au TGI de Nanterre. Une nuée de micros et de caméras ont été autorisés à pénétrer dans la salle d’audience pour immortaliser la scène quelques minutes avant l’arrivée de la cour, présidée par Isabelle Prévost-Desprez.

Cinq personnes occupent le banc des prévenus. Jacques Servier, 90 ans, se tient assis en costume sombre, encadré par quatre de ses collaborateurs, un homme et trois femmes, de la société Biopharma.

Les parties civiles, au nombre de 600, sont représentées par une vingtaine d’avocats. Plusieurs personnes ayant consommé du Mediator assistent au débat.

Jacques Servier et les laboratoires Servier sont la cible de trois citations directes pour « tromperie aggravée ». Le Mediator est-il un anorexigène ? Si tel est le cas, le fabricant le savait-il, et a-t-il dissimulé cette information aux autorités et aux consommateurs ? Tel est le cœur nucléaire du dossier, et l’objet de ce procès en correctionnel qui doit courir jusqu’en juillet.

Les cinq prévenus ont décliné leur identité à la barre, puis ce fut au tour des six témoins (dont le Dr Irène Frachon). Les témoins ont ensuite quitté la salle. Ils ne sont pas autorisés à assister aux débats pour « intervenir dans la plus grande impartialité », selon la présidente de la cour. Le fond du dossier ne sera pas évoqué aujourd’hui, ni au cours des jours à venir. Une bataille juridique se joue d’abord : les laboratoires vont tenter d’obtenir le renvoi de l’affaire à Paris, où une instruction est en cours. Me Hervé Témime, l’avocat de Servier, a stigmatisé la « lapidation médiatique » qui vise son client, « traîné dans la boue par un rapport non contradictoire » (celui de l’IGAS) et « par un ministre de la République » (Xavier Bertrand, que l’avocat n’a pas cité nommément). Me Témime s’est dit « heureux » de s’adresser enfin à des juges. L’avocat du fabricant, considérant le tribunal de Nanterre non compétent, demande la tenue d’un seul procès à Paris. Il a soulevé toute une série d’arguments juridiques, notamment deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) qu’il appartient à présent au tribunal d’examiner.

 D. CH.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Les gynécologues s'inquiètent de la désaffection « historique » pour le dépistage du cancer du sein

dépistage

Si le dépistage organisé est perfectible, il reste bien sûr indispensable. Face à la désinformation, les gynécologues jouent la carte de la... 4

Hépatite A et B : AIDES lance un appel à la vaccination à l'approche de l'été

hépatite

AIDES, l'association française de lutte contre le VIH et les hépatites virales, a récemment invité les personnes les plus concernées à se... 1

Fiasco des ECNi : une seconde épreuve annulée, l'Enseignement supérieur lance une enquête

ECNi

Le cauchemar des candidats aux épreuves classantes nationales informatisées (ECNi) se poursuit. Reconvoqués ce jeudi matin pour composer... 23

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter