Alzheimer : il n’est jamais trop tard pour commencer à bouger

Alzheimer : il n’est jamais trop tard pour commencer à bouger

23.04.2012

Une étude prospective, utilisant un moyen de mesure objectif du mouvement, incite à encourager l’activité physique de toute nature, à tout âge, y compris chez les sujets très âgés.

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    Alzheimer : il n’est jamais trop tard pour commencer à bouger

Bouger est bon pour la santé, on le sait. Ce qui est moins connu mais tout aussi encourageant, c’est que le fait d’être actif d’une manière générale et dans la vie courante, sans forcément faire de la marche forcée, est bénéfique pour le maintien cognitif, y compris à un âge avancé.

L’étude menée chez des plus de 80 ans a montré que « non seulement l’exercice physique, mais aussi les activités telles que faire la cuisine, la vaisselle, le ménage, et jouer aux cartes sont associées à une réduction du risque de voir apparaître une maladie d’Alzheimer », écrit Aron Buchman (Université de Chicago). « Ces résultats nous incitent à encourager l’activité physique de toute nature chez des personnes très âgées qui ne pourraient peut-être pas faire une activité physique classique, mais ont tout à gagner d’un mode de vie plus actif. »

Pour l’étude, les 716 personnes incluses ont été munies d’un actigraphe placé au poignet non dominant, qui a monitoré en continu l’activité physique et non physique, pendant dix jours. Pendant les quatre ans de la durée de l’étude, les participants ont eu des tests annuels de mesure de la mémoire et des aptitudes cognitives (pensée, raisonnement…). Ils ont aussi soigneusement consigné leurs activités, tant physiques que sociales. C’est la première étude utilisant une mesure objective du mouvement en plus de l’auto-déclaratif, a remarqué Buchman.

Au cours de l’étude, 71 individus ont développé une maladie d’Alzheimer. Globalement, les résultats montrent que les personnes dans le groupe des 10 % les plus actives quotidiennement, ont une probabilité réduite de moitié de développer un Alzheimer, comparativement aux 10 % les moins actives.

Les associations significatives sont observées pour la mémoire épisodique, la mémoire de travail et la vitesse de perception. Il y a une différence, mais non significative, pour les aptitudes visuospatiales.

Comme l’actigraphe est attaché au poignet, des activités telles que faire la cuisine, et le ménage, mais aussi jouer aux cartes et même actionner les roues d’une chaise roulante au bras, sont associées à une réduction de la survenue d’un Alzheimer.

« Neurology », 18 avril 2012.

 Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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