Remplacement : l’Ordre veut rassurer les internes

Remplacement : l’Ordre veut rassurer les internes

20.04.2012
Le Conseil national de l’Ordre des médecins tient à tranquilliser les internes. En révisant les critères réglementaires, il n’entend ni leur interdire le remplacement ni même limiter la durée pendant laquelle un médecin est autorisé à remplacer.
  • 1334932642343779_IMG_82568_HR.jpg

    Remplacement : l’Ordre veut rassurer les internes

La publication dans nos colonnes d’un projet de révision des critères de remplacement a amené le CNOM à préciser sa position sur son site internet (Le « Quotidien » du 11 avril). « En aucune manière le Conseil national de l’Ordre des médecins n’entend interdire aux internes de remplacer dès lors que les critères de formation nécessaires sont fixés, précise l’institution. De même, contrairement à d’autres organisations, l’Ordre ne souhaite pas limiter la durée pendant laquelle un médecin peut n’exercer que sous forme de remplacements ».

Les nouveaux critères font l’objet de discussions

La législation en France est la suivante. Un médecin peut se faire remplacer par un praticien de même spécialité inscrit au tableau de l’Ordre ou par un étudiant titulaire d’une licence de remplacement. « La France est l’un des rares pays européens à permettre le remplacement par un étudiant n’ayant pas achevé son cursus de formation et donc non titulaire de son diplôme », poursuit le CNOM.

Pour qu’une licence de remplacement lui soit délivrée, l’étudiant doit avoir validé les deux tiers de sa formation. Ces durées sont fixées par un décret qui date de février 1994. Or les maquettes de formation de plusieurs spécialités ont depuis été allongées d’au moins un an. « À la demande du Ministère de la Santé des discussions ont donc été entreprises pour apprécier les adaptations éventuellement nécessaires des durées de formation validées pour qu’une licence de remplacement puisse être délivrée », indique l’Ordre.

Les nouveaux critères, actuellement en discussion, devront faire l’objet d’un arrêté ministériel.

Cette mise au point ordinale tend à rassurer les internes qui redoutaient de découvrir plus tardivement pendant leur formation l’exercice libéral.

 CH.G.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add
evenement
Focus

Après le rapport de l'Académie de pharmacie Abonné

Faut-il craindre la multiplication des autotests en accès libre en pharmacie et sur Internet ? Un rapport récent de l'Académie de pharmacie estime que seulement 3 autotests, sur les 13 disponibles, présentent un intérêt clinique pour l'orientation diagnostique des patients. Le « Quotidien » a interrogé les sociétés savantes qui, dans l'ensemble, craignent le manque d'information et le risque que... Commenter

L'OMS veut limiter les interventions médicales inutiles lors de l'accouchement

accouchement

Depuis plus de 20 ans et quel que soit le pays, les accouchements sont de plus en plus médicalisés, sans que cela soit justifié. Le recours... 4

Compensation de la hausse de la CSG pour les médecins : ce que prévoit le nouveau projet d'avenant

negos

Outre la télémédecine, la troisième séance de négociations conventionnelles, jeudi, a abordé la question de la compensation de la hausse de... 19

Accès partiel : le Parlement donne son feu vert

Le Parlement vient de ratifier définitivement deux ordonnances sur la santé dont celle qui autorise certains professionnels d'autres États... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter